Le palmarès d'Ipsos Bva vient d'être révélé !
À l’occasion de son Palmarès de la Pub du Grand Public, Ipsos BVA, en partenariat avec FranceTV Publicité, dévoile les campagnes qui ont marqué les Français en 2025. Ce classement, basé sur 1000 campagnes et dévoilé ce 10 avril, met en avant des dispositifs d’affichage et de films publicitaires.
Avant d’entrer dans le détail du palmarès, trois tendances structurent cette édition. D’abord, un recentrage sur l’ADN des marques, qui ravivent leurs codes historiques pour se distinguer dans un environnement saturé. Ensuite, une volonté de réconfort, en valorisant des plaisirs simples face à un monde perçu comme trop technologique. Enfin, un jeu assumé avec les références culturelles, les marques s’appropriant ou détournant des récits existants pour capter l’attention.
Palmarès communication extérieure
N°1 – Burger King – Buzzman – Baby Burgers
Avec ses « Baby Burgers », Burger King avait proposé une nouvelle déclinaison de ses produits emblématiques en les proposant en format mini. Lancée le 8 juillet 2025, la campagne signée Buzzman avait mis en avant une offre composée de portions réduites des recettes iconiques de la marque, disponibles par 3 ou par 9.
Le dispositif reposait avant tout sur une logique produit claire : permettre la découverte ou le partage de plusieurs recettes dans un même achat. Cette approche avait été pensée pour s’adapter aux usages de consommation.
La campagne s’était également appuyée sur un discours centré sur la praticité et le rapport qualité-prix, avec des accroches jouant sur l’idée de convivialité et de partage.



N°2 – RATP – Babel – Ne risquez pas votre vie
Face à la persistance des accidents sur son réseau, la RATP a décidé d’opérer un changement de ton net avec une campagne conçue par Babel. L’ensemble du dispositif s’inscrivait dans une prise de parole plus frontale, rompant avec les approches précédemment plus pédagogiques ou décalées.
La campagne s’appuyait sur la mise en scène de mannequins afin d’illustrer, de manière symbolique, les conséquences de comportements à risque. L’objectif était de rendre immédiatement lisible la gravité des situations sans recourir à une représentation réaliste des accidents.
Déployée à partir du 1er octobre 2025, la prise de parole avait été diffusée sur plusieurs supports, notamment en affichage. Elle ciblait des gestes du quotidien jugés dangereux, avec une volonté affichée de provoquer une prise de conscience rapide et durable des usagers.


N°3 – Netflix France – Mnstr/Remind PHD – Wednesday
Pour promouvoir la série Mercredi, Netflix France et Mnstr ainsi que Remind PHD misait sur l’humour noir et l’utilisation de l’espace public.
Des messages adaptés aux lieux et aux situations : « C’est pas la mort d’attendre le bus… Dommage. », « L’attente fut un supplice » ou encore « Mon tube de l’été ? La marche funèbre ».

N°4 – Disneyland Paris – BETC – Tribu
Avec « Offre Tribu », Disneyland Paris et BETC s’inscrivait dans une double promesse : favoriser les moments de partage tout en maîtrisant le budget. Une réponse directe aux attentes des Français, entre envie d’évasion et contraintes économiques.
La campagne reposait sur la suggestion visuelle, avec des silhouettes de personnages issus d’univers iconiques comme Toy Story ou Star Wars. Les références étaient immédiatement identifiables, sans nécessité de montrer explicitement les personnages.
Ce choix s’appuyait sur la capacité du public à compléter mentalement les images.

N°4 ex æquo – McDonald’s – TBWA – Food
La collaboration historique entre McDonald’s et TBWA se traduisait ici par une campagne qui jouait avec les codes et l’actualité réglementaire. Les visuels s’inspiraient de la bataille juridique autour de l’usage des termes « burger », « saucisse » ou « nuggets » pour les alternatives végétales.
En détournant cette contrainte, la campagne proposait une lecture ironique qui ciblait indirectement les produits végétariens. Un angle audacieux, dans la mesure où il s’adressait à un public « à priori pas franchement acquis ».
Cette prise de parole illustrait la capacité de la marque à s’approprier des sujets externes pour nourrir son discours, tout en restant fidèle à son ton et à sa culture publicitaire.

N°5 – Cartier – Publicis Luxe – A Magical Night in 13 Paix
Pour les fêtes de fin d’année 2025, Cartier revisitait l’un de ses symboles emblématiques : la panthère. Cartier avait décliné sa campagne « A Magical Night in 13 Paix » à travers une série d’affiches signées Publicis Luxe.
Ces visuels prolongeaient l’univers du film en mettant en avant l’irruption des bébés panthères dans la boutique historique du 13 rue de la Paix. Les scènes figuraient des instants de jeu et de désordre maîtrisé au cœur de l’espace de la maison.
Les affiches avaient ainsi permis de condenser les moments clés de la narration dans un format statique, en jouant sur la force de la panthère et sur les codes du luxe propres à Cartier, entre imaginaire et mise en valeur des pièces de la maison.


N°6 – Danette – BETC – On se lève tous pour
La campagne de Danone autour de Danette avait capitalisé sur son slogan historique « On se lève tous pour Danette », en poursuivant une logique d’exploitation de cette signature devenue largement identifiée dans la culture populaire.
Déployée sans explication, la prise de parole reposait sur la puissance de reconnaissance du territoire de marque, permettant de faire exister Danette par évocation plutôt que par démonstration.
Cette campagne avait ainsi renforcé la place du slogan comme élément central du discours de marque, en s’appuyant sur un capital de notoriété déjà solidement installé auprès du grand public.

N°7 – Carrefour – Publicis Conseil – Les Moments
Avec « Les Moments », Carrefour et Publicis Conseil avaient déployé une campagne pensée en priorité pour l’affichage afin de valoriser sa marque distributeur à travers des scènes du quotidien.
Le dispositif reposait sur une série de visuels où chaque produit était associé à une micro-situation et à une accroche très concrète, transformant le prix en expérience vécue. La campagne avait ainsi mis en scène des instants simples du quotidien, directement lisibles en environnement urbain.
Parmi les accroches utilisées en affichage figuraient « La bouche pleine à 0,08€ », « La moustache à 0,29€ » ou encore « Le slurp à 0,14€ ».


N°8 – Lustucru – SPOKE – Si crousti, si moelleux… C’est qui la star ?
Lustucru et SPOKE mettaient en avant les gnocchis à poêler, devenus un produit central de son activité.
La campagne jouait sur la notion de “starification”, en détournant des références culturelles comme la Joconde. Elle s’inscrivait dans une logique de valorisation produit, tout en conservant un ton léger.

N°9 – Prada – McCann Paris – Les parfums rechargeables
Avec sa campagne « parfums rechargeables », Prada avait prolongé son territoire autour de la fragrance à travers un dispositif d’affichage centré sur une esthétique épurée et conceptuelle.
Imaginés par McCann Paris, les visuels mettaient en avant les flacons dans une composition minimaliste, jouant sur les codes de la parfumerie et sur une lecture plus responsable du produit. L’ensemble traduisait une volonté de repositionner le parfum dans une logique plus durable, sans rompre avec les codes du luxe.
La campagne d’affichage s’appuyait également sur la présence d’Emma Watson et Tom Holland, intégrés dans une narration visuelle qui renforçait l’idée d’un dialogue entre identité personnelle et produit.



N°10 – IKEA – Buzzman – Trattkaktus
IKEA poursuivait son travail sur l’efficacité créative en affichage, avec une recette désormais bien installée : un nom suédois, un produit, un prix et un jeu de mots.
La campagne « Trattkaktus » mettait en avant une housse de coussin inspirée du folklore suédois, conçue par la designer Eva Lundgreen. Elle s’inscrivait dans une logique de valorisation du design accessible.
En rappelant que plus de 2000 produits étaient vendus à moins de 5€, IKEA réaffirmait son positionnement autour du « design démocratique », combinant fonctionnalité, prix et esthétique.


Prix spécial affichage – Les Petits Culottés – Customer Service – Absorbe le fleuve Missipipi
Les Petits Culottés et Customer Service ont déployé une campagne nationale du 18 au 31 août 2025 sur 6 300 panneaux JCDecaux. L’objectif était de mettre en avant la performance d’absorption de leurs couches.
Les accroches jouaient sur un humour assumé : « Absorbe le fleuve Missipipi », « Absorbe les chutes du Niacaca » ou « Absorbe le lac Pipicaca ». Un ton qui tranche avec les codes plus conventionnels du secteur.
La campagne d’affichage avait ainsi multiplié les déclinaisons pour installer une présence massive dans l’espace public, en jouant sur la répétition. Chaque visuel reprenait le même principe créatif, fondé sur des références détournées et volontairement exagérées. La campagne s’inscrivait dans une stratégie globale visant à renforcer la proximité avec les parents.



Palmarès films
N°1 – Intermarché – Romance – Conte de Noël
Arrivée sans surprise en tête du classement, la campagne de Noël d’Intermarché et Romance, lancée fin 2025 en télévision et sur Instagram, TikTok et YouTube, a rencontré une audience massive à l’échelle mondiale. Le film reposait sur une allégorie simple : celle d’un loup, figure du carnivore, qui choisit de devenir végétarien pour mieux s’intégrer. À travers cette transformation, la marque abordait indirectement la question du « mieux manger » et du vivre-ensemble.
Cette approche émotionnelle, déjà caractéristique des précédentes campagnes de l’enseigne, s’inscrivait ici dans un format de court-métrage d’animation, revendiqué comme 100% artisanal.
Ce choix d’un traitement humain et sensible a contribué à installer le film comme un potentiel classique des campagnes de Noël, tout en renforçant le territoire de marque d’Intermarché.
N°2 AXA France – Publicis Conseil – Three Words
Classée deuxième, la campagne d’AXA et Publicis Conseil s’inscrivait dans un contexte marqué par une hausse significative des violences conjugales. En réponse, l’assureur avait intégré ce risque dans ses contrats d’assurance habitation, en proposant une solution de relogement d’urgence pour les victimes, accompagnée d’un soutien juridique, psychologique et financier.
Le dispositif reposait sur une idée créative minimale mais structurante : l’ajout de 3 mots dans les contrats. Une évolution concrète qui traduisait un engagement sociétal, au-delà du simple discours publicitaire. La campagne mettait en lumière une réalité souvent invisibilisée, rappelant que « la maison est l’endroit le plus dangereux pour les femmes ».
Ce positionnement a largement contribué à son rayonnement international, la campagne devenant l’une des plus primées en 2025, avec 3 grand prix aux Cannes Lions.
N°3 – Nescafé Dolce Gusto – Marcel – Aliens
Avec “Aliens”, Nescafé Dolce Gusto a pris le contrepied des codes traditionnels du secteur. Diffusée à partir du 17 novembre dernier, la campagne imaginée par Marcel mettait en scène deux extraterrestres découvrant une maison humaine, qu’ils jugeaient technologiquement primitive… jusqu’à tomber sur la machine NEO.
Le film, porté par une esthétique cinématographique jouait sur le contraste entre science-fiction et quotidien. La révélation du café devenait alors une expérience quasi mystique pour les deux personnages, concluant sur la promesse « Probablement le meilleur café de la galaxie ».
La campagne marquait surtout une rupture dans la communication café, une manière pour la marque de repositionner son innovation produit dans un univers plus narratif.
N°4 – CIC – AustralieGAD – Assur carte
Le CIC a poursuivi sa saga publicitaire autour des nouveaux usages bancaires avec la campagne “Assur carte”. Le film mettait en scène un personnage confronté à une série d’accidents improbables avec son téléphone, entre maladresse et malchance visiblement chronique.
Tournevis, casserole, cheval ou voiture : chaque situation venait illustrer de manière exagérée les risques auxquels sont exposés les objets du quotidien, y compris notre téléphone.
Derrière cette accumulation, la campagne imaginée par AustralieGAD introduisait une solution simple : « il suffit de payer avec son téléphone pour qu’il soit automatiquement assuré ».
N°5 – Netflix France – Wieden+Kennedy Portland – Next on Netflix
Netflix France a proposé une version courte de son film “Next”, centrée sur une immersion dans les univers de la plateforme. Le récit suivait une jeune femme, projetée d’un programme à un autre, dans une succession de références à des séries et films emblématiques de la plateforme.
Construit comme un parcours, le film multipliait les clins d’œil à des contenus, invitant le spectateur à les identifier.
La campagne s’appuyait sur une promesse simple, résumée par « Vous n’êtes pas prêts », traduisant l’ambition de Netflix de maintenir sa position dans l’esprit des consommateurs.
N°6 – E.Leclerc – BETC – Paradoxe
Avec “Paradoxe”, E.Leclerc a poursuivi son combat historique autour de l’accès aux produits de santé. La campagne prenait la forme d’une parodie, avec rires enregistrés et dialogues absurdes, pour dénoncer l’interdiction de vendre du paracétamol en parapharmacie.
Le film reposait sur une série de jeux de mots autour du préfixe “para”, culminant avec la chute : « Une parapharmacie qui n’a pas le droit de vendre du paracétamol, mais c’est paranormal ».
N°7 – Disneyland Paris – BETC – Think Twice
Disneyland Paris a, avec “Think Twice”, cherché à valoriser la richesse de son offre et la diversité de ses expériences. Le film rappelait la multiplicité des univers proposés, de Marvel à Star Wars, en passant par les attractions historiques du parc.
La campagne s’inscrivait dans une logique de renouvellement, près de 35 ans après l’ouverture du site. Elle visait à encourager les visiteurs à revenir, en mettant en avant la capacité du parc à se réinventer.
N°8 – Leroy Merlin – BETC Fullsix – Enzo et Paloma
Leroy Merlin et BETC Fullsix ont choisi l’animation pour raconter une histoire autour de l’amélioration de l’habitat. Le film suivait Enzo, un père transformant un grenier en chambre pour sa fille, dans un univers où les matériaux prenaient vie.
Une campagne qui s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accompagner les Français dans leurs projets domestiques.
N°9 Pink Lady – Romance – Très crunchy, très juicy, très cool
Avec cette campagne, Pink Lady a introduit un nouveau territoire créatif, plus ancré dans la pop culture. Le film reposait sur une idée visuelle simple : un homme croquant une pomme, dont le pull se défaisait progressivement sans qu’il s’en soucie.
Cette situation absurde mettait en avant le “plaisir” associé au produit, résumé par la signature « Très crunchy, Très juicy, Très cool ».
Réalisée par Charlotte Abramow, la campagne s’inscrivait dans une esthétique stylisée et contemporaine, visant à repositionner la marque auprès d’un public plus jeune.
N°10 – Orange – Publicis Conseil – Maison protégée
Orange a abordé la question de la sécurité domestique à travers un registre humoristique. Le film suivait un personnage excentrique, attaché à son univers personnel, confronté à diverses situations durant ses vacances.
Plutôt que d’insister sur l’angoisse liée aux cambriolages, la campagne choisissait de traiter le sujet avec légèreté. Elle mettait en avant le lien émotionnel entre les individus et leur domicile, ainsi que la difficulté à s’en détacher.
Ce parti pris permettait de valoriser l’offre “Maison Protégée” en adoptant un ton plus accessible.
Prix spéciaux
Dans la catégorie Intention, deux campagnes ont été distinguées pour leur capacité à générer un passage à l’action.
Disneyland Paris s’est appuyé sur un call-to-action explicite : « Réservez tôt votre séjour pour un meilleur choix de dates et de prix », pour transformer l’intérêt en réservation.
De son côté, La Vache qui rit, avec “C’est quoi le MEUHnu”, imaginé par Extreme, mettant en avant des situations d’usage concrètes pour encourager l’adoption de recettes du quotidien.
Enfin, le prix spécial Film Influence a été attribué à Email Diamant pour “Email Diamant fait son cinéma”, orchestrée par Reech sur Instagram et TikTok. La campagne reposait sur des contenus créés par des influenceurs, avec une approche volontairement imparfaite et authentique.











