Étude : l’impact de la crise sanitaire sur les productions publicitaires en France

Par Elliot D. le 26/05/2020

Temps de lecture : 2 min

Comment faciliter la relation production / agence / annonceur ?

La crise liée à l’épidémie de Covid-19 a particulièrement touché le domaine de la production. Il est donc nécessaire de trouver des solutions afin de faciliter la reprise progressive de l’activité. C’est dans cette optique que Kind Paris met à disposition son étude complète concernant l’impact qu’a eu cette crise sur le milieu de la production publicitaire. C’est également pour répondre à cet enjeu que l’AACC, l’APFP et l’Union des marques proposent une nouvelle lettre de brief afin de faciliter la transparence entre les différents acteurs en cette phase de reprise

L’impact du Covid-19 sur la production

Les mois d’avril, mai et juin sont les trois mois les plus actifs en terme de productions. Ils représentent à eux seuls un tiers de la production publicitaire annuelle. C’est pourquoi Kind Paris a estimé que la crise sanitaire aura impacté 38 % des films en production (471 films) et 35 % du chiffre d’affaires du secteur (260 millions) d’ici fin juin.

Les tournages étant infaisables, 62 % des sociétés de production sont à l’arrêt. Quant aux autres, elles survivent grâce aux secteurs de l’animation et de la post-production. De plus, 58 % des sociétés ont eu des projets annulés et 75 % ont dû en reporter. Et seulement un petit tiers des productions (24 %) ont pu facturer un dédit d’annulation.

L’étude présente aussi les dispositifs mis en place par les sociétés :
69 % ont eu recours à l’activité partielle
58 % ont demandé un prêt garanti par l’État
57 % ont demandé un report des charges

Face à ces dispositifs, seulement 18 % des producteurs trouvent insuffisantes les mesures gouvernementales contre 82 % qui les ont bien ou très bien accueillies.

Enfin, on remarque qu’une grande partie (65 %) des producteurs ont encore l’intention de d’investir dans le développement de talents. Néanmoins, ils sont tout autant (64 %) à craindre les conditions de la reprise.

La reprise de l’activité

C’est d’ailleurs pour faciliter cette dernière que l’AACC, en complément des ses 84 recommandations, et une nouvelle fois en collaboration avec l’APFP et l’Union des marques, propose une nouvelle lettre de brief. Ce document type a pour objectif de faciliter la relation entre les différents acteur de la publicité : les agences, les annonceurs et la production, en accompagnant les appels d’offres à destination des sociétés de production.

C’est donc en communiquant les uns avec les autres, et ce en toute transparence, que les acteurs de la publicité devraient pouvoir relancer peu à peu leur secteur.

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