Quelle est la meilleure école de communication ?

Par Xuoan D. et Thomas B. le 19/04/2018 - Agence : Braaxe

4 conseils et un classement pour vous aider à choisir.

Le choix d’une école de communication peut être source de nombreuses interrogations pour un étudiant. Il peut aussi l’être pour un recruteur : que valent les nombreux cursus proposés par les écoles ou universités ?

Afin d’identifier les écoles et masters qui mènent à des carrières riches, nous avons interrogé 20 recruteurs en agence et chez l’annonceur, parmi lesquels TBWA\Groupe, Saguez & Partners, Braaxe, Burson-Marsteller i&e, FHCOM, Groupe Casino, Small is Bigger, Saatchi & Saatchi, 148, Groupe 361, Venise, Ibiza conseil, Mentalworks et Loyalty Company.

Nous leur avons posé deux principales questions :
– De quelles écoles proviennent les talents liés à la communication que vous avez recrutés lors des 6 derniers mois ?
– Quelles sont les écoles de communication que vous recommandez ?

Il en ressorti un double classement que nous vous invitons à découvrir dans l’infographie qui suit.

Notez qu’il s’agit d’un classement volontairement général et très « macro ». Cette édition 2018 ne prend pas en compte la surreprésentation de cursus pour certains métiers (CELSA pour les planners, écoles d’arts graphiques pour les DA, écoles digitales…). Une prochaine édition pourrait présenter des classements plus segmentés.

En complément, nous avons également interviewé des recruteurs pour aider les étudiants à identifier les points clés qu’une bonne école de communication doit intégrer dans les parcours proposés.

1. Une école de com’ qui favorise l’expérience

Pour Julien Casiro, fondateur et directeur associé de Braaxe, « les métiers évoluent très vite et les écoles ont parfois du mal à suivre le rythme. Pour cette raison il est intéressant de voir si l’école propose des stages, des alternances ou des contrats pros très tôt dans le cursus ».

Alexia Berrebi, project manager & social media strategist de 148 confirme : « la plupart des écoles enseignent toujours de manière très théorique avec peu de pratique. J’ai des apprentis qui déboulent en entreprise et sont comme à la découverte d’un nouveau monde ».

Or, comme l’explique Michel Buonomo, directeur des opérations de Small is Bigger : « Un candidat attire par ses expériences, qu’elles soient liées au digital, à des projets personnels… Un bon cursus doit inclure peu de théorie et beaucoup de mise en pratique et de stages en entreprise. L’école n’est qu’un point de validation et les grandes agences valorisent de moins en moins les diplômes. Les candidats sont choisis grâce à leurs expériences personnelles. »

Ainsi, une bonne école de communication se doit d’enseigner des fondamentaux solides, et d’inculquer aux étudiants une approche de « faiseurs », que ce soit dans le cadre de stages en entreprise de plusieurs mois, très tôt dans le curcus. Mais aussi via des compétitions et mises en situation où les étudiants devront travailler en équipe… comme ce sera plus tard le cas en agence !

Enfin, les écoles et masters d’université ne peuvent pas tout enseigner, dans un monde où les cycles d’innovation s’accélèrent. Ce pour quoi l’agence FHCOM fondée par Frédéric Henry a développé ses « propres programmes de formation interne » afin de s’assurer que son « modèle d’agence est constamment à jour ».
 

2. Une école de com’ tournée vers l’international

Alexia Berrebi (148) ne surprendra personne en affirmant qu’un « anglais professionnel est indispensable dans les métiers de la communication ». Mais combien de jeunes talents peuvent se targuer d’être bilingues ?

Pour y remédier, Julien Casiro recommande « d’opter pour un cursus proposant un stage ou un échange à l’international, si possible dès la troisième année. Cela est clé aussi bien pour le niveau d’Anglais que pour l’ouverture d’esprit ». En revanche, le fondateur de Braaxe conseille de « ne pas attendre la dernière année pour une césure à l’étranger. Le risque est que plus personne ne vous attendra à votre retour en France ». À moins de vouloir s’installer à l’étranger, c’est en effet prendre le risque de ne pas profiter d’un dernier stage en agence qui sera potentiellement un tremplin vers un emploi.

3. Une bonne école de com’ a des ambassadeurs : ses étudiants et anciens

Alexia Berrebi (148) préconise d’être prudent vis-à-vis du marketing et de la communication des écoles : « elles savent communiquer et vendent du rêve, notamment en ligne ». Celle-ci recommande surtout « d’aller voir chaque école sur place, et de rencontrer des étudiants et anciens élèves en direct. »

Julien Casiro (Braaxe) conseille quant à lui aux étudiants « d’identifier le parcours des personnalités inspirantes pour eux et chercher à s’y conformer. Il faut sélectionner des écoles qui ont fait leurs preuves. »

4. Une école de com qui enseigne le savoir-faire… et le savoir-être

Enfin, 1/4 des recruteurs interrogés lors de notre enquête ont cité comme qualité principale d’une école de communication d’enseigner certes des fondamentaux et des expertises, mais aussi un certain savoir-être. Celui-ci doit intégrer « la rigueur, le travail en équipe, la réactivité »… sans oublier « la créativité ». Car après tout, la communication est un « sport » qui se joue en équipe, et où ce sont les idées qui font – encore – la différence.

Cette tendance au développement personnel au delà des compétences et des savoirs théoriques se retrouve désormais de plus en plus tôt dans l’éducation, comme nous avons pu le voir récemment avec le co_learning d’Acadomia.