#GenderSwap : Quand les héros de jeux vidéo se mettent à rouler des fesses

Par Élodie C. le 15/02/2022 - Agence : BETC Paris

Temps de lecture : 3 min

Le sexisme dénoncé par Women in Games.

Démarche chaloupée, mouvements exagérés, poses lascives et suggestives, tenues ultra sexualisées, minauderie à tous les étages, la représentation des femmes dans les jeux vidéo fait rarement dans la finesse et la subtilité, plutôt dans les stéréotypes bien calibrés.

Régulièrement critiquée pour son sexisme, voire sa misogynie à l’égard des représentantes du secteur, l’industrie compte pourtant 50 % de gameuses, soit plus d’un milliard et demi de joueuses dans le monde. 

Alors comment se fait-il que la grande majorité des histoires et des personnages semblent encore être écrits pour les hommes ? D’autant que la façon dont les personnages féminins sont représentés influe sur notre imaginaire collectif, O combien difficile à déconstruire.

En ce jour de la Saint Valentin, où les clichés et les représentations sexistes abondent également, l’association Women in Games, qui œuvre pour plus de mixité dans l’industrie vidéoludique, a voulu exposer d’une manière détournée la façon dont les femmes étaient représentées dans les jeux avec une expérience originale conçue en partenariat avec l’agence BETC : #GenderSwap.

L’idée ? « Revisite[r] les plus grosses licences du jeu vidéo en échangeant les animations des personnages des deux sexes. » « Grâce une multitude de “mods” recensés en ligne ou développés pour l’occasion, l’association a pu modifier de l’intérieur les fichiers des jeux pour appliquer aux personnages masculins les attitudes initialement pensées pour leurs homologues féminins », explique le communiqué.

 Le résultat se passe de commentaire…

Un volet social est également prévu avec le déploiement de la campagne sur Twitch les 15 et 16 février prochain : plusieurs streamers.euses partenaires – parmi lesquels Morrigh4n, Kaosvmd, Red Fanny, Adyboo, Hiuugs, Modiiie, Nimelya ou encore Titavion –  joueront à plusieurs jeux modifiés, ou commenteront avec leurs audiences les exemples recensés par l’association précise l’association.

Morgane Falaize, présidente de Women in Games France : « Certaines séquences étaient déjà bien connues des internautes, d’autres un peu moins. Mais présentées toutes ensemble elles permettent de prendre conscience de la généralisation du problème. Les choses bougent et il y aura des exceptions ; mais pour une Aloy d’Horizon ou une Ellie de The Last of Us, ce sont des dizaines et des dizaines de personnages féminins caricaturaux qu’on rencontre encore trop souvent. Au même titre que le cinéma, la télévision ou la publicité, les jeux vidéo ont un impact sur la représentation que nous avons du monde et les interactions avec les autres. »

Si ces dernières années notamment dans le sillage du mouvement de libération de la parole (un #Metoo gaming a également eu lieu) des efforts ont été remarqués – certaines séquences sexistes ont été retirées de certains jeux à la demande du grand public, le chemin a parcourir est encore long souligne Harmonie Freyburger, vice-présidente de Women in Games : « C’est seulement avec plus de femmes dans les studios qu’on arrivera à une représentation plus pertinente, plus variée et moins stéréotypée des personnages féminins. Une équipe diversifiée bénéficie d’une plus grande richesse créative et crée des produits pour un plus large public ! »

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