Étude : à quoi aspire le nomade moderne ?

Par Jennifer M. le 20/10/2015 - Agence : BETC Paris

Le nomade d'aujourd'hui voit la vie comme une course, est connecté et se soucie de sa productivité.

BETC Paris vient de dévoiler l’étude « The Modern Nomad : Connect me if you can». Conduite dans 32 pays, elle a été réalisée en ligne auprès de 10131 personnes âgées de 18 à 64 ans. Un tri a été effectué sur cet échantillon pour distinguer le public dit “mainstream” (80% de l’échantillon) et les consommateurs dits “prosumers” (20% de l’échantillon) considérés comme plus avancés (voire extrêmes) et prédictifs des comportements à venir du mainstream.

La mobilité dans tous ses états

L’étude relate les nouvelles formes que prend la mobilité à l’ère du digital. S’adaptant aux mutations des sociétés urbaines, elle ne se limite plus à de simples déplacements. Quelqu’en soit la fréquence, la mobilité relève désormais plus d’un état d’esprit et d’un mode de vie. On ne se rend plus d’un point A à un point B comme auparavant, ce qui bouleverse et inverse nos rapports aux divers types de transports.

Le digital et ses « natives » sont venus redistribuer les cartes de pans entiers de l’économie “traditionnelle”. Ayant grandi dans une culture plus “disruptive” ils imposent de nouvelles pratiques plus « user-centric » et des valeurs d’agilité et de flexibilité qui donnent les moyens de maîtriser son environnement. Taxis vs Uber, Tours operators vs Booking ou Trip Advisor. Du transport aux voyages, aucune entreprise n’est épargnée par cette déferlante. La place des entreprises technologiques est telle que 60% des consommateurs mondiaux seraient contrariés si Google ou Samsung disparaissaient demain alors qu’ils sont moins de 20% à s’inquiéter de la disparition éventuelle d’Easy Jet ou d’un Air France en pleine crise sociale.

La mobilité et le mouvement

L’étude établit un parallèle entre les nouveaux rapports à la mobilité et la glorification du mouvement valorisée par les sociétés modernes. Courir signifie être occupé et être occupé signifie vivre. 52% des consommateurs mondiaux, et jusqu’à 63% des prosumers français, estiment que les gens toujours en mouvement ont une vie plus intéressante. 72% des prosumers mondiaux vont jusqu’à se prétendre plus occupés qu’ils ne le sont en réalité… Au point que la lenteur et le ralentissement sont mal perçues. 64% des prosumers mondiaux disent être gênés par les gens qui vont lentement et 66% d’entre eux déclarent qu’attendre est l’une des choses qu’ils détestent le plus au monde. 52% des prosumers mondiaux déclarent avoir des difficultés à s’asseoir et se relaxer car ils pensent continuellement à ce qu’ils devraient / pourraient faire à la place. Le “slow movement” qui a connu pendant un temps un certain succès auprès des consommateurs tend aujourd’hui à baisser, en passant de 34% à 21% des français interrogés souhaitant ralentir le rythme de leur vie.

Est-ce forcément synonyme d’une meilleure qualité de vie ? Pas forcément. L’étude démontre que nous dormons moins et que 71% des prosumers mondiaux déclarent qu’ils passent trop de temps à faire des choses inutiles. 66% d’entre eux pensent que les gens trop occupés passent à côté d’une partie importante de leur vie. Pour combler ce sentiment de passer à côté de choses importante (« FOMO – fear of missing out») et de retrouver du sens (« zooming in ») les gens voient dans le digital un moyen de concilier profondeur et rapidité.

La mobilité et le rapport à la productivité

Le dernier aspect que le rapport à la mobilité bouleverse est la productivité. Le digital donne accès à un flux continu d’informations et de datas qui décloisonnent les sphères et les activités. La productivité qui s’inspirent désormais des codes du digital devient plus itérative, agile et décontractée. 57% des prosumers français pensent d’ailleurs que la technologie les a rendus plus productifs qu’auparavant. La mobilité nous rend plus productif et la productivité nous rend plus multitâches. On peut aujourd’hui à partir de son smartphone, envoyer des mails dans le métro, réserver ses vacances depuis son lieu de travail, gérer son domicile à distance…

Mais à dire que digital remplacera les activités et les expériences “in real life” il n’y a qu’un pas à ne pas franchir. Pour 66% des prosumers mondiaux, voyager est l’une des plus grandes joies de leur vie. Ils sont 78% à penser qu’ils apprendront toujours plus de choses et rencontreront de nouvelles personnes en voyageant. L’expérience – vraie, authentique, originale, exceptionnelle – est plus que jamais ce que les gens recherchent et le digital ne reste qu’un moyen pour y aboutir. 88% des prosumers mondiaux déclarent ainsi que les applications les aident à rendre leur voyage plus facile. Mais ils ne souhaitent pas que le digital remplace pour autant le contact direct avec les gens. Ils sont d’ailleurs 37% à s’inquiéter que le digital rende les voyages trop impersonnels.

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