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L’élection présidentielle, rythmée ou influencée par le web social ? - INSIGN - agence Insign

Loin des schémas traditionnels de la Vème République, l’élection présidentielle de 2017 est celle des outsiders. La scène politique, désormais étendue aux réseaux sociaux, a ouvert l’espace au grand public, qui s’est empressé de rebattre les cartes…

 

Ces nouvelles pratiques ont-elles impacté l’échiquier politique en recentrant l’électeur au cœur du jeu politique ?

Pas encore terminée, cette élection présidentielle aura pourtant, d’ores et déjà, été marquée par deux phénomènes : la sanction des primaires et l’émergence des outsiders tels qu’Emmanuel Macron ou Benoît Hamon. Le constat est sans appel : aucun « favori » d’il y a un an n’est aujourd’hui sur la ligne de départ. François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou Manuel Valls, ces « têtes d’affiche » que l’on imaginait il y a encore six mois, appelées à mener le jeu dans cette élection, ont été évincées. Le renouvellement du jeu politique a été aussi rapide qu’inattendu.

L’information, dorénavant accessible en un clic sur le web (76% des Français trouvent qu’ils ont accès plus rapidement à l’information sur Twitter que sur les médias traditionnels *Harris interactive 2016) et la parole rendue possible grâce aux réseaux sociaux auraient impacté le jeu politique. Les électeurs choisissent dorénavant comment s’informer, mais aussi ce qu’ils veulent voir et lire, à l’image des désormais célèbres « fake news », ou des « filter bubbles » qui auraient empêché nombre d’internautes d’anticiper la défaite d’Hillary Clinton à la présidentielle américaine. « Avec les réseaux sociaux, non seulement on veut choisir quel média nous informe, mais aussi et surtout ce qu’il nous dit », rappelle Samuel Laurent, des Décodeurs du Monde.

Avec ces changements de pratiques sociétales, le jeu politique est-il plus rapidement redistribué ?

De l’électeur acteur…

Le désenchantement des Français vis-à-vis de la politique n’est pas un phénomène nouveau. En sociologie, Anthony Downs a théorisé dans les années 50 sur l’électeur « stratège », celui qui est prompt à sanctionner ou récompenser le gouvernement sortant. Le chômage et l’inflation sont les deux variables qui, si elles sont trop élevées, déclenchent ce comportement chez l’électeur. Cela fait trois décennies que les gouvernements successifs courent en vain après le plein emploi, la sanction des figures les plus emblématiques (et médiatiques) de ces échecs est, tôt ou tard, assez logique. La nouveauté de ces dernières années : l’exercice des primaires. Comme lors des referendums, cet exercice permet de donner indirectement la parole aux électeurs. Les figures emblématiques ont donc été sanctionnées, laissant place à de nouvelles têtes.

Néanmoins, on constate que l’indécision a rarement été aussi forte à l’approche d’une élection présidentielle : un sondage Odoxa pour France Télévisions révélait ainsi, en février, que plus d’un Français sur deux n’avait pas encore décidé pour quel candidat voter. Cette indécision serait impactée par l’infobésité.

…à l’électeur contributeur

Cette campagne aura bénéficié aux candidats ayant davantage d’électeurs à conquérir que de sympathisants « acquis ». Et c’est là que le web social entre en jeu (4 Français sur 5 utilisent les réseaux sociaux – étude Médiamétrie 2017) : le Français devient commentateur du jeu politique, et une même information relative à la campagne (qu’elle concerne l’affaire Fillon ou l’affaire Le Pen) lui sera resservie plusieurs fois par les commentaires des autres internautes, à coups de Tweets, de statuts indignés ou sarcastiques, et de partages Facebook, tout au long de la journée. Soit autant d’occasions d’infléchir sa décision ou de la conforter.

Dans ce contexte, il est peu étonnant que le rythme de la vie politique, et peut-être celui de carrières politiques entières, s’accélère. Les hommes politiques ajustent leur stratégie en fonction des commentaires, des interactions devenues plus directes, plus régulières mais aussi plus fugaces.

A l’issue de la campagne qui s’annonce peut-être comme la plus inattendue, et certainement comme la plus commentée de la Vème République, les taux d’abstention et les résultats des candidats issus des partis dits traditionnels seront à surveiller de près : les Français ont-ils désormais un intérêt plus grand pour l’élection présidentielle en tant que sujet de conversation, qu’en tant que résultat ? Plus exposé et sensibilisé à la politique que jamais, le citoyen français est du même coup devenu blasé, tantôt amusé, tantôt atterré du spectacle, sans « chapelles » politiques ni confiance partisane établie ; et donc, logiquement, volatil.

Un comportement dont les marques doivent tirer les enseignements également pour communiquer avec efficacité et proximité.

 

LAURÈNE WALE, DIRECTRICE DE CLIENTÈLE ET VINCENT OPOIX, SOCIAL MEDIA MANAGER D’INSIGN

Informations

  • Annonceur : INSIGN
  • Marque : INSIGN
  • Type de média : Tribune
  • 1ère diffusion : Avril 2017
  • Pays : france
  • Date de mise en ligne : 17 juillet 2017

Crédits

  • Agence : Insign
  • Type d'agence :

Réalisations de l’agence Insign

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