Annonceurs : trouvez les meilleurs partenaires pour votre marque !

Arrêtons de subir la transformation digitale ! - INSIGN - agence Insign

insign_tribune_transformationdigital_pleinepage.png

Il est urgent pour les entreprises d’adopter une nouvelle approche des technologies actuelles pour en faire des leviers de business models face au prochain grand cycle d’innovations. Les technologies du web, du mobile, des objets connectés et désormais de la voix sont au cœur des problématiques de transformation de notre société et soutiennent la croissance mondiale. Les GAFAM1, qui sont avant tout des entreprises d’ingénieurs, ont remis en question des business établis et ont inventés de nouveaux modèles de croissance.

Or, aujourd’hui, nous sommes à un tournant, à la fin d’un grand cycle d’innovations. Le prochain grand big bang technologique, celui de l’Intelligence Artificielle Avancée, des véhicules réellement autonomes, de la généralisation de la réalité virtuelle et augmentée, des cryptomonnaies, etc. devrait arriver dans quelques années.

Le réel danger pour nos entreprises réside dans la concentration des capacités d’innovation aux mains des Big Tech (GAFAM, NATU2, etc.). Moyens financiers colossaux, liens étroits avec la recherche, quantité de données, puissance de calcul astronomique, le risque est de devenir de simples utilisateurs de leurs technologies.

Profiter du potentiel des technologies pour rester maître de son business model appelle à une forme de résistance. Comment inventer de nouveaux produits, services ou augmenter son offre actuelle avec des technologies existantes et sans avoir les moyens d’intégrer les prochaines ? Comment obtenir des résultats rapidement, quand la démarche interne est longue, incertaine et coûteuse ? Comment mobiliser les collaborateurs quand leurs missions et les réorientations budgétaires se font au profit de sujets court-terme ?

 

Le besoin d’inventer une nouvelle méthode

Confrontés au besoin d’innover sur des marchés difficiles, sans disposer de beaucoup de moyens, les pays en voie de développement ont créé la démarche d’innovation frugale. Popularisée sous le terme Jugaad (traduisible par « hack ») par Navi Radjou3, l’Innovation Frugale se traduit par le fait de « trouver des solutions improvisées, nées de l’ingéniosité et de l’intelligence, en utilisant des moyens simples ». Plusieurs exemples peuvent venir illustrer cette notion :

– Peek Vision a ainsi lancé une simple application smartphone (Peek Acuity) et un adaptateur optique à 200 € qui permettent à une personne non qualifiée d’évaluer la vue d’un patient. Alors que 36 millions de personnes souffrent d’une cécité dont 80% peut être traitée, Peek Vision permet un diagnostic sans attente, à moindre coût.

– En s’appuyant sur toutes les technologies de diagnostic existantes, ClickMedix a déployé une solution4 complète de e-médecine dans 18 pays, avec lesquels 2000 personnes sont devenues des « remote doctors » auprès de 350 000 patients.

– BeBound est à l’origine une solution d’accès à Internet en zones mal couvertes. La solution est désormais assez avancée pour se présenter en alternative aux déploiements industriels (5G) nécessaires pour l’internet des objets dans le monde entier (pourvu qu’il y ait un signal 3G/4G, SMS ou wifi).

L’innovation frugale a été intégrée par les pays développés de plusieurs manières :

Soit les entreprises se rendent physiquement dans les BRICS5, ces pays disposant de ressources humaines d’excellent niveau mais de moyens moins importants, pour innover. Elles réimportent ensuite le produit, c’est le modèle de reverse innovation.

– General Electrics a proprement envoyé ses équipes en Inde pour développer en 18 mois (VS. 3 ans et demi et 5,4 M$ de développement) un électroencéphalogramme pour 60% du prix des modèles occidentaux. Résultat, le MAC 400 revient à $800 au lieu de $2000 et pèse moins d’1kg au lieu de 6 kg. Son utilisation s’est désormais largement démocratisée en Occident.

Soit les entreprises pratiquent l’ingénierie frugale6 pour le design de services et produits, en misant sur le pragmatisme et la simplicité.

– En France, simplon.co, école hybride qui forme aux métiers du numérique, est un exemple du mélange d’ingéniosité et de technologies. La démarche séduit d’ailleurs les grands noms du CAC 40.

– En novembre 2018, Bell annonce avoir réduit le développement de son nouvel hélicoptère à 6 mois (VS. 5 ans) et avoir économisé plusieurs millions de dollars en utilisant des casques de réalité virtuelle.

– Carrefour met ses poulets (et pas ceux des industriels) dans la Blockchain pour se renforcer sur son métier de distributeurs et anticiper le risque sanitaire.

– Cdiscount utilise la réalité augmentée sur 5000 produits et voit leur coûteux taux de retour diminuer en moyenne de 20%.

– En utilisant la reconnaissance visuelle par intelligence artificielle (exemple : le partenariat entre Deepomatic et Insign), on sait reconnaître avec une webcam la composition d’un plateau pour automatiser sa facturation (ou mesurer sa composition).

 

Partir des technologies pour créer de la valeur originale

Les technologies sont disponibles, leur variété couvre tous les domaines, elles sont financièrement très accessibles et leur fiabilité a été éprouvée. Il ne faut plus hésiter à partir des moyens existants pour trouver des idées : qu’il s’agisse de développer un assistant vocal à la voix de votre marque, d’implémenter rapidement une blockchain pour valider des produits avec un smartphone, d’économiser des centaines d’heures de formation en utilisant la réalité virtuelle, de transformer une simple webcam en analyseur d’images.

Mais une association de technologies n’étant pas suffisante pour constituer une offre, il faut associer aux principes créatifs de l’innovation frugale des techniques d’intelligence collective pour que les collaborateurs de l’entreprise redeviennent des entrepreneurs.

S’appuyer sur des technologies existantes présente une vertu majeure, elle accélère la génération d’idées de manière concrète. En employant des techniques de jeu, on arrive en quelques semaines à créer une nouvelle offre là où les entreprises s’emploient souvent des mois à essayer de réinventer ce qui existe déjà.

Créer rapidement de la valeur originale avec un fort effet de levier technologique se fait autour de plusieurs axes :

– Aimer l’adversité : chaque difficulté est une opportunité d’aller plus loin, une raison de creuser plus.

– Faire plus avec moins : sortir de sa zone de confort, inventer en repensant l’utilisation des ressources. Une approche en phase avec les enjeux de RSE et la recherche de business model vertueux.

– Dire Oui ! : pas d’interdit, pas d’a priori sur la faisabilité, un design collectif qui amène à élargir les points de vue de chacun.

– Être inclusif : intégrer les contraintes et les contextes de besoins et d’usages par la diversité de l’équipe pour limiter le biais de représentativité.

– Être KISS7: l’utilisation de composants existants permet de cadrer l’imagination autour de ce qui fonctionne déjà. Si ça ne fonctionne pas simplement, on n’insiste pas, mais il reste exceptionnel qu’une solution simple, fiable et peu coûteuse n’existe pas déjà.

– Trust your guts  : un environnement de confiance pour donner sa vision du monde et ses convictions est déterminant pour que les collaborateurs s’extraient de leur modèle.

– … But check it : une démarche agile qui prototype immédiatement et teste systématiquement auprès de vrais clients.

– OPEN : une panoplie large de composants technologiques accessibles sur la table et ceux qui les font autour. Editeurs, fabricants, start-up sont impliqués et peuvent valider en direct l’intégration de leur solution.

Chaque entreprise a besoin de booster la visibilité de ses offres existantes ou à créer, mieux démontrer leurs intérêts, les rendre plus désirables et accessibles. Une partie de la solution à toutes les chances d’être trouvée avec cette démarche.

LUC VEUILLET, CHIEF INNOVATION OFFICER

 

1 Acronyme de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft

2 Acronyme de Netflix, AirBnB, Tesla, Uber

BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud

6 Concept né au milieu des années 2000 pour la conception de la Logan de Dacia

7 KISS : Keep It Simple, Stupid. Ligne directrice réfutant toute complication non indispensable.

Informations

  • Annonceur : INSIGN
  • Marque : INSIGN
  • Type de média : Tribune
  • Pays : france
  • Date de mise en ligne : 3 décembre 2018

Crédits

  • Agence : Insign
  • Type d'agence :

Réalisations de l’agence Insign

Site e-commerce - Pain de sucre

Digital, Sites Internet / Digital, Sites Internet

Stratégie de communication - KEDGE Business School

Packaging, Marque & Design, Stratégie de marque / Packaging, Marque & Design, Identité / Packaging, Marque & Design, Identité institutionnelle / corporate / Relations presse et relations publiques, Conférences de Presse, Relations Média

Campagne de publicité - RENAULT TRUCKS

Digital, Médias sociaux / Affichage, Véhicules et moyens de transport / Digital, Publicité sur Internet

Opération marketing - Saint Jean

Marketing Direct, Imprimés, Brochures / Promotion & Evènements, Etiquettes promotionnelles de gondole / Promotion & Evènements, Evènements

< Précédent Suivant >