Greenpeace compose le chant du cygne de l’Humanité avec Will Poulter

Par Vincent D. le 19/06/2023

Temps de lecture : 3 min

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On se souvient, ou non, de Joni Mitchell (à ne pas confondre avec Eddy) qui, en 1970, sortait « Big Yellow Taxi », l’une des premières chansons contemporaines à attirer l’attention sur les problèmes environnementaux. Peu après, Marvin Gaye fît également sensation avec son célèbre titre « Mercy Mercy Me (The Ecology) », et les Beach Boys suivirent avec « Don’t Go Near the Water ». Cette folle décennie a véritablement marqué un tournant majeur dans la prise de conscience et l’action pour la protection de l’environnement, et la musique y a grandement contribué. Car si l’art en lui-même ne possède pas le pouvoir intrinsèque de sauver la planète, il peut en revanche jouer un rôle crucial dans la sensibilisation, l’inspiration et la mobilisation des individus en faveur de l’environnement. Aujourd’hui, près d’un demi-siècle plus tard, l’ONG Greenpeace utilise ce pouvoir d’attraction dans un court-métrage mélodique de plus de 7 minutes en collaboration avec une flopée d’artistes.

Ce film intitulé « Don’t Stop » est écrit et réalisé par Samona Olanipekun, membre de l’écurie Lammas Park de Steve McQueen. La production est assurée par Steve McQueen (« Twelve Years a Slave » entre autres) et Bona Orakwue, tous deux reconnus pour leur talent et leur réussite dans l’industrie cinématographique. Le film met en vedette l’acteur Will Poulter, remarqué pour ses performances dans des films tels que « Le Labyrinthe », « Midsommar » et « The Revenant ». Un casting en herbe dans une version réinventée par le producteur primé Fraser T. Smith, connu notamment pour avoir collaboré avec des artistes tels qu’Adele et Drake, de la chanson culte de Fleetwood Mac, ne pouvait que créer son petit effet.

L’histoire, quant à elle, met en lumière une fête animée mais perturbante, où tout semble échapper à notre contrôle. Nous sommes brutalement confrontés à la réalité de notre situation : des entreprises avides font la fête sans se soucier du lendemain. Cependant, si elles continuent sur cette voie, il est à craindre qu’il n’y ait effectivement pas de lendemain.

La réalisatrice Samona Olanipekun partage sa vision derrière la caméra : « Mon film est une métaphore de la crise climatique – les choses ont l’impression de s’effondrer autour de nous, tandis que ceux qui sont au pouvoir continuent comme si de rien n’était. Les invités qui sortent de la transe représentent ceux qui sont assez courageux pour affronter la vérité. Partout, les gens sont confrontés à une catastrophe climatique – il est temps pour nous de réveiller et de secouer l’industrie des combustibles fossiles. Ensemble, nous sommes plus forts et chaque voix nous rend plus forts. »

Si aujourd’hui, nous sommes tous conscients de l’importance de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles et de promouvoir des sources d’énergie plus propres et durables. Greenpeace, à travers son film, continue de perpétuer cette réalité pour nous rappeler combien il est crucial d’agir. 

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