Des messages haineux d’Internet revendus en NFT pour financer des associations

Par Elliot D. le 21/04/2021

Temps de lecture : 2 min

The Hate Supermarket.

Pour les retardataires qui se demandent ce que sont que les NFT, référez vous à l’article “McDonald’s vous fait gagner des NFT” (ou à notre futur dossier à paraître ce jeudi !) où le principe des “non-fungible tokens” est expliqué.

Basé au Canada, le collectif de créatifs à l’origine de cette initiative compte bien renverser le pouvoir de la haine sur le web. 

En effet, les messages haineux, qu’ils soient racistes, homophobes / transphobes ou toute autre haine possible et inimaginable se multiplient depuis l’arrivée du web. Ce côté obscur est omniprésent pour la simple raison qu’il est bien plus facile de s’exprimer de façon agressive depuis son ordinateur que dans la rue. 

C’est pourquoi le collectif s’est lancée dans la création de “The #ate Supermarket” (le supermarché de la haine dans la langue de Molière) en liant ces injures à la tendance des NFT

Le principe est simple, ce “supermarché” est basé sur OpenSea, plateforme spécialisée dans la vente de NFT. Le collectif y vend aux enchères des commentaires reçus sur le web. Pour chaque commentaire haineux revendu, l’argent gagné à partir du NFT est redistribué à une association qui défend une cause qui lui est liée. Un message raciste financera donc la lutte contre le racisme et ainsi de suite.

Aussi, le collectif a lancé un appel aux victimes afin de récolter des messages, tweets ou commentaires haineux qu’elles auraient reçu pour les transformer en NFT et les mettre en vente. Il espère également que des personnalités qui auraient été victimes de messages haineux les leurs partagent afin de profiter de leur notoriété pour faire augmenter la valeur des messages mis en vente, et donc des donations en même temps. 

Bref, un très bon moyen de lever des fonds sur le dos de la haine et une façon moderne de rappeler que celle-ci n’a pas sa place en 2021. 

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