Enfin une solution contre les armes à feu imprimées en 3D

Par Thomas G. le 10/01/2019

Vous aviez prévu d’imprimer en rose votre propre Glock 17 ?

Annoncée comme une révolution en pleine tendance “makers”, l’impression 3D n’est pas le raz-de-marée annoncé. Cependant, cette technologie permet à des personnes mal avisées de créer leurs propres armes à feu. Ces “3D guns” sont indétectables par les portiques, sans numéro de série ni distribution sécurisée. Afin d’éviter ce risque redoutable, le leader européen de l’impression 3D contre le problème à la source : les fichiers 3D des armes téléchargeables en accès libre sur internet.

Pensée par l’agence TBWA\Paris, l’opération “Les Armes Inoffensives_” contre l’utilisation des fichiers sources. Les équipes de Dagoma ont modifié ces fichiers de telle sorte à ce que les différentes pièces ne s’emboîtent pas et rendent ainsi les armes, une fois imprimées, inopérantes.

Ces fichiers ont ensuite été diffusés sur les plateformes de modèles 3D, sites, forums où les originaux sont disponibles. Aspect, nom, poids, composition, tout semble croire qu’aucune modification n’a été faite, rendant alors l’assemblage des armes ô combien décevant et chronophage.

Le film de la campagne « LesArmesInoffensives_ »

À ce jour, plus de 13 000 fichiers modifiés ont été téléchargés, générant potentiellement autant d’impressions se soldant par un échec. Une preuve de l’efficacité de cette opération. Pour conclure son engagement en beauté, les imprimantes 3D de Dagoma sont programmées de manière à détecter les fichiers sources d’armes et à bloquer leur fabrication.

Le visuels de la campagne « LesArmesInoffensives_ »

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