Quand la tech se met en vitrine sur nos visages.
Mark Zuckerberg a fait des lunettes le symbole de cette édition 2025 de Meta Connect. Après des débuts timides avec les Ray-Ban Stories en 2021, les Ray-Ban Meta qui connaissent un certain succès depuis 2 ans, le géant de Menlo Park revient à la charge avec une stratégie plus ambitieuse : diversifier les usages, multiplier les designs, et surtout associer l’IA à des montures iconiques signées par le leader mondial EssilorLuxottica (dont Meta aurait acquis 3 % du capital).
Car Meta n’annonce plus simplement des produits, mais une nouvelle « interface » — une manière de consommer l’IA à la volée, sans sortir son smartphone.
Les Ray-Ban Meta (Gen 2) ouvrent la marche. Autonomie doublée (jusqu’à 8 heures d’usage mixte), captation vidéo en 3K, et une nouvelle fonction baptisée Conversation Focus, qui amplifie la voix de son interlocuteur dans le bruit ambiant. Vendues à partir de 419 €, elles confirment l’ambition de Meta : rendre ses lunettes plus utiles et plus grand public, avec des mises à jour logicielles qui prolongent leur cycle de vie. Un discours calqué sur celui du smartphone, mais transposé à l’optique.







Pour séduire les sportifs, Meta s’appuie sur Oakley, autre marque star du portefeuille EssilorLuxottica. Les nouvelles Oakley Meta Vanguard, proposées à 549 € (sortie en magasin le 21 octobre), affichent une caméra centrée à 122°, une captation 3K stabilisée et des modes Hyperlapse/Slow Motion. Elles misent aussi sur une résistance IP67 et une intégration avec Strava et Garmin, jusqu’à déclencher automatiquement l’enregistrement vidéo selon vos performances. Des lunettes taillées pour remplacer la GoPro… et flatter l’ego numérique de leurs utilisateurs.








Mais la véritable annonce « vitrine » se nomme Ray-Ban Meta Display. Pour la première fois, Meta intègre un écran monoculaire haute résolution (42 ppd, jusqu’à 5 000 nits de luminosité), capable d’afficher SMS ou vidéos sans gêner la vision. Un produit livré avec le Meta Neural Band, un bracelet EMG qui détecte les micro-mouvements de la main pour contrôler les lunettes « au doigt et à l’œil ». L’ensemble sera lancé exclusivement aux États-Unis le 30 septembre, au prix de 799 $. Ici, Meta propose de l’AR, mais dans une version discrète et socialement acceptable — un pari que les Google Glasses avaient échoué à relever il y a dix ans.






Meta ne limite pas son discours au matériel. Le groupe met aussi en avant les usages « inclusifs » de ses lunettes IA, déjà adoptées par des publics aveugles ou malvoyants grâce au partenariat avec Be My Eyes. L’intégration de descriptions audio ou la possibilité d’appeler un bénévole en mains libres illustre une promesse sociale : prouver que ces caméras portées ne sont pas qu’un gadget, mais un outil d’autonomie.
Enfin, Meta muscle son écosystème logiciel. Avec Horizon Engine (moteur graphique repensé) et Horizon Studio (éditeur intégrant l’IA générative), l’entreprise veut accélérer la création de mondes virtuels. Et avec Horizon TV, elle tente de transformer Quest, son casque de VR, en plateforme de streaming immersive, accueillant Disney+, Hulu et ESPN, avec un son Dolby Atmos et un support annoncé de Dolby Vision plus tard dans l’année.











