Business coach : c’est quoi son job ?

Par Xuoan D. le 07/09/2017

Avec ''C'est quoi son job ?'', focus sur les métiers qui feront la com de demain.

Les agences de communication sont depuis une dizaine d’années confrontées à de multiples enjeux de transformation : business model, nouvelles formes de concurrence, générations Y et Z, accélération du temps, modes collaboratifs…

Dans cette période à la fois incertaine et enthousiasmante – car tout peut désormais changer – les dirigeants et les équipes d’agences peuvent faire appel à un business coach, qui les accompagnera dans leur projet de transformation.

Face à cet intitulé potentiellement mystérieux, plusieurs questions émergent : quel est le périmètre d’intervention d’un business de coach dans la communication ? Comment travaille-t-il ? Comment devient-on un (bon) business coach ? Et quelle en est sa rémunération ? Pour y répondre, nous donnons la parole à Pascal Guibert, business coach depuis 15 ans et fondateur de La Compagnie du Changement.
 

Qu’est-ce qu’un business coach dans la communication ?

Pascal Guibert : C’est tout d’abord un coach, un professionnel de l’accompagnement qui aide les dirigeants et leurs équipes à construire et mettre en œuvre leur projet de transformation.

C’est-à-dire qu’il intervient tant au niveau de la définition de la vision, du plan stratégique que sur son cadre de réalisation pour faciliter la conduite du changement.

Ainsi à chaque étape, il évalue la dynamique de changement et propose les actions pour fluidifier la réalisation du projet et lever les éventuelles résistances.

C’est enfin un fin connaisseur du secteur et de ses particularismes, capable de décrypter aussi bien les différents modèles de business, d’organisation, de management ou de culture (valeurs, croyances, peurs) ; c’est-à-dire les principaux modes de fonctionnement et aussi de dysfonctionnement des entreprises.
 

Sur quels types de projets intervient un business coach dans la com ? Et à quel moment ?

PG : Il est appelé aussi bien sur des projets d’évolution du modèle : nouveau business modèle, repositionnement ou réorganisation que sur des projets de professionnalisation de l’entreprise : gouvernance, management, RH…

Ils sont souvent engagés suite à une prise de conscience du dirigeant et de ses managers positive (succès business, fusion, reprise, ambition de croissance) ou négative (perte de client, compétitions perdues, crise managériale, turnover dans les équipes).

Idéalement, il est sollicité le plus en amont possible pour préparer avec les dirigeants une stratégie de réussite du projet de changement.

Il intervient de façon différente en fonction de la taille et de la problématique de l’agence : soit uniquement par des séances coaching avec le dirigeant ; soit sur le terrain aux côtés des dirigeants et managers en organisant et animant des séminaires, workshops, comités de pilotage…
 

Comment devient-on business coach ?

PG : Déjà parce qu’on aime le changement et l’innovation, c’est un métier de deuxième vie professionnelle, après une première expérience de manager, ou de dirigeant, de préférence dans la communication. On s’appuie sur sa précédente expérience et une formation de coach construire sa nouvelle position professionnelle.

J’ai co- fondé et managé, pendant 15 ans une agence, Groupe Kenya, puis créé en 2003 La Compagnie du Changement (plus de 150 missions à date.)

Je suis également passé par un Master en coaching, après des études de psycho ergonomie et de marketing.
 

Un conseil pour être un bon business coach ?

PG : Et même deux :

– Avoir bien sûr une bonne formation et une certaine expérience de coach (beaucoup de paramètres à gérer pour un débutant).

– Avoir une certaine solidité physique et une bonne capacité de récupération car certaines missions se déroulent dans une atmosphère très chargée en tensions, affects, stress…
 

Quel est le salaire d’un business coach dans la communication ?

PG : On parlera davantage de rémunération que de salaire car c’est plutôt un métier d’indépendants, regroupés ou non en cabinet. La journée est facturée entre 1300 et 2500€ selon les compétences et niveaux d’expérience. Un bon professionnel n’intervient en général que 50 à 100 jours par an. C’est pourquoi il développe souvent d’autres activités parallèles de conseil ou de formation. Pour ma part je gère d’autres sociétés.
 

Vers quoi ce poste peut-il évoluer ?

PG : C’est la grande force de ce métier que d’être, contrairement aux autres en agence, un métier de senior. On ne cherche pas à évoluer si ce n’est soi-même pour se perfectionner.
 


Note : précisons en toute transparence que La Compagnie du Changement et la Réclame font partie de Groupe VTscan, co-dirigés par Pascal Guibert.

News Scan Book

The Race d’EDF
L’histoire du logo Paris 2024

1

2

3

4

5

Précédent Suivant