Comme pour les AI Overviews.
Google vient d’annoncer l’extension mondiale de son AI Mode, une nouvelle interface de recherche alimentée par son LLM maison Gemini. Déployée en 35 nouveaux langages et 40 nouveaux pays (pour un total de 200), dont certains pays européens, cette évolution transforme la liste de liens bleus en réponses générées par intelligence artificielle.
Un lancement massif… avec une exception hexagonale
Depuis son test aux États-Unis au printemps 2025, l’AI Mode est présenté comme la riposte de Google face à Perplexity et ChatGPT Search. En Europe, il est désormais disponible en Belgique, au Luxembourg, en Suisse ou encore à Monaco. Les internautes français, eux, doivent se contenter de la version classique du moteur.
Nick Fox, vice-président de Google Search, a confirmé sur X : « Nous espérons résoudre l’incertitude réglementaire en France, qui a rendu plus difficile le lancement de fonctionnalités comme les AI Overviews et l’AI Mode. Nous aimons la France et souhaitons y déployer nos fonctionnalités d’IA, mais nous ne savons pas encore quand cela sera possible ».
Le poids des droits voisins
Si Bruxelles ou Genève profitent de l’innovation, Paris reste bloquée. La raison n’est pas européenne – ni RGPD, ni DSA, ni DMA – mais bien française : celle des droits voisins. Depuis 2019, Google est tenu de rémunérer les éditeurs de presse pour l’utilisation de leurs contenus. Or, l’AI Mode bouleverse ce mécanisme : en synthétisant des articles entiers, il réduit mécaniquement le trafic vers les sites, au risque de priver les éditeurs de revenus publicitaires.
Déjà sanctionné par l’Autorité de la concurrence à hauteur de 250 millions d’euros en 2024, le géant californien semble préférer temporiser plutôt que relancer un bras de fer juridique.
Reste à savoir jusqu’à quand ce statu quo sera de mise. L’ensemble de la presse en ligne française, dont la Réclame, n’est en tout cas pas pressée de voir AI Mode débarquer en France !













