Jusqu’où la publicité peut-elle mentir ?

Par Xuoan D. le 09/10/2019 - Agence : DDB Paris

DDB Paris devient Mytho pour ARTE.

Ce mois d’octobre sera placé sous le signe du mensonge pour Arte, avec la diffusion d’une nouvelle série nommée Mytho. Celle-ci met en scène une mère qui se sent transparente auprès de sa famille (un mari, trois enfants). Pour réveiller sa morne vie pavillonnaire, elle profite d’une situation inédite pour inventer un énorme mensonge et ainsi capter l’attention.

Pour promouvoir ce divertissement audiovisuel diffusé gratuitement en ligne jusqu’au 30 octobre (ainsi qu’à la TV, les jeudis 10 et 17 octobre à 20h55), l’agence signe « la plus impressionnante campagne de communication jamais vue dans l’histoire des lancements de séries TV ».

De quoi est faite cette autoproclamée « révolution bernbachienne » ? De beaucoup de superlatifs, de statistiques délirantes, et de mensonges aussi gros que ceux de la série.

Pour Mytho, Arte et son agence n’hésitent pas à utiliser de faux témoignages de médias et à décliner la prise de parole en affichage digital, social media, radio, cinéma, ou encore en TV, bus, ballons dirigeables et « sérigraphie sur cumulonimbus, un procédé d’impression sur nuages, pour des messages visibles uniquement depuis l’avion, testé à cette occasion sur la ligne Paris-Nice » selon les dires enthousiastes de DDB Paris.

(Nous vous laissons le loisir de rayer les supports fictifs de la liste qui précède.)

Entre une campagne « menteuse », et un communiqué qui l’est tout autant (« déjà près d’1 milliard de fans dans le monde », paraît-il), ce lancement a pour mérite d’être totalement aligné avec la série à promouvoir. Et pour une fois, on ne pourra reprocher à une campagne publicitaire de ne pas être assez précise, voire de raconter n’importe quoi…

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