Influence : la transparence pourrait être bénéfique pour la performance des créateurs selon l’ARPP

Par Elena F. le 01/10/2026

Temps de lecture : 2 min

Observatoire de l'Influence Responsable, édition 2026 !

La transparence n’est peut-être plus seulement une obligation réglementaire dans l’influence. C’est en tout cas ce que suggère le nouvel Observatoire de l’Influence Responsable de l’ARPP, qui a analysé près de 25 000 contenus dans quatre secteurs : finance, beauté, jeux d’argent et alimentation.

Premier constat : les contenus publiés par des créateurs certifiés présentent systématiquement moins de manquements en matière de transparence que ceux des non-certifiés. Dans la finance, par exemple, aucun manquement n’a été relevé sur les 6 589 contenus de créateurs certifiés analysés, contre 38 % chez les non-certifiés. L’écart reste présent en beauté (9 % contre 14 %), dans les jeux d’argent (11 % contre 40 %) et dans l’alimentation (14 % contre 20 %).

Mais le chiffre le plus intéressant pour les marques se trouve peut-être ailleurs. Selon l’analyse complémentaire de Kolsquare, 75,7 % des créateurs certifiés ont conservé leur audience entre janvier et juin 2026, contre 64,6 % des non-certifiés. Ils sont aussi moins nombreux à avoir enregistré une perte nette d’abonnés : 24,3 %, contre 35,4 %. À titre de comparaison, l’édition 2025 relevait 13 % de contenus non conformes chez les créateurs certifiés, contre 39 % chez les non-certifiés, même si les périmètres d’analyse diffèrent entre les deux éditions.

Attention toutefois : l’ARPP précise que ces écarts ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre certification et performance. Mais ils dessinent une tendance intéressante : annoncer clairement qu’un contenu est commercial ne semble pas condamner la relation avec son audience.

Et c’est peut-être là que l’influence entre dans une nouvelle phase. Après avoir cherché à paraître toujours plus authentiques, les créateurs pourraient désormais gagner à être simplement plus transparents. Un partenariat assumé ne casse pas forcément la confiance. Il peut aussi contribuer à l’installer.

Reste un chantier : les formats courts, les lives, les stories et les contreparties non monétaires continuent de créer des zones grises, tandis que les mentions commerciales peuvent devenir difficiles à intégrer sans alourdir le contenu.

La transparence serait-elle en train de passer de contrainte réglementaire à véritable code de confiance ?

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