Et vous, qu’avez-vous fait pour être condamné à mort ?

Par Élodie C. le 08/10/2021

Temps de lecture : 2 min

#JaiDéjà. Vous aussi ?

Ce n’est seulement qu’en 1981 (le 9 octobre) que la peine de mort est abolie en France sur proposition du ministre de la Justice d’alors, Robert Badinter, et alors même que l’opinion publique s’y dit majoritairement favorable (62 % des Français selon un sondage du Figaro). La dernière personne à avoir été exécutée en France se nomme Hamida Djandoubi, guillotiné le 10 septembre 1977 à la prison des Baumettes pour la torture et le meurtre de son ancienne compagne.

Et depuis des décennies, le rétablissement de la peine capitale s’immisce dans le débat public à l’approche des campagnes électorales. 2022 ne devrait pas y échapper… Aujourd’hui, ils sont encore 55 pays à pratiquer la peine capitale, « dont 4 seulement sont responsables de près de 90 % des exécutions, parfois pour des motivations absurdes », souligne Amnesty International dans un communiqué. Pour sensibiliser les plus jeunes aux risques encourus par d’autres personnes dans le monde la veille de la date anniversaire de l’abolition de la peine de mort, Amnesty International a imaginé une campagne d’affichage choc.

Le principe est simple : rappeler à celles et ceux qui vivent dans un pays abolitionniste que d’autres risquent la mort pour des raisons parfois aussi absurdes que choquantes. Avec cette phrase simple, #JaiDéjà qui détourne un jeu souvent pratiqué entre amis (Je n’ai jamais…) et l’effet miroir des affiches qui place le passant dans la situation d’un.e condamné.e.

« Je n’ai jamais acheté de l’herbe », « Je n’ai jamais volé dans un magasin » et « Je n’ai jamais consommé de l’alcool sur la voie publique ». Et si jamais, au pire, de tels délits mineurs, ce n’est pas la mort… En France du moins.

« Apercevoir le reflet de son visage sur une affiche miroir présentant un nœud coulant rapproche de façon simple et percutante la personne de cette réalité. Se trouver face à l’une de ces affiches en pleine rue permet d’entamer une réflexion sur la nécessité de poursuivre le combat pour l’abolition universelle pour un public qui n’a jamais connu la peine capitale en France », rappelle Amnesty International.

La campagne est déployée dans l’espace public à Paris et en régions, à partir du 8 octobre 2021.

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