Serena Williams starifie les traitements anti-obésité

Par Iris M. le 22/08/2025

Temps de lecture : 2 min

Une ‘’mainstreamisation’’ qui s’accélère.

Après Wall Street et les hôpitaux, les médicaments anti-obésité entrent dans la pop culture. Aux États-Unis, près d’un adulte sur dix suit déjà un traitement à base de GLP-1, la principale molécule derrière ces médicaments, selon un sondage Gallup relayé par Les Échos. Et pour accélérer encore cette normalisation, la plateforme santé Ro s’offre une ambassadrice inattendue : Serena Williams.

La joueuse de tennis devient l’égérie de Ro, distributeur de traitements à base de GLP-1 (Wegovy, Mounjaro…). Avec ses 17 millions d’abonnés Instagram et une aura intergénérationnelle, Serena Williams ne se contente pas de vanter les mérites d’un produit : elle crédibilise l’idée qu’un traitement médical puisse devenir un choix de style de vie. Dans les médias, elle insistait déjà sur sa transformation physique et son sentiment de “légèreté”.

Jusqu’ici, la communication autour de l’obésité se limitait aux campagnes institutionnelles ou aux messages de santé publique. Avec Ro, on passe à une approche digne de l’industrie cosmétique ou du sportwear : faire appel à une star pour transformer un traitement médical en objet culturel. Une rupture stratégique qui pose une question clé : les médicaments anti-obésité sont-ils encore perçus comme des “soins”, ou déjà comme des “marques” à part entière ?

Cette “mainstreamisation” ne se limite pas à la communication. Les géants de l’agroalimentaire observent déjà un ralentissement de la consommation. Les Échos souligne que Nestlé planche sur une gamme de produits plus légers, tandis que PepsiCo anticipe un recul des ventes de snacks. Même les clubs de fitness doivent s’adapter : face à des consommateurs qui cherchent une solution médicale plus qu’un effort physique, leur communication devra se réinventer.

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