Le concert de Bad Bunny rafle tout sur son passage.
Onclusive, solution de veille médiatique, a dévoilé une étude d’impact sur les réseaux sociaux du Super Bowl, de ses thématiques sportives, divertissantes et publicitaires, au lendemain seulement de l’évènement. Le verdict est clair : le sport n’était pas le principal sujet de conversation dimanche soir, quand bien même le Super Bowl n’existerait pas sans National Football League (NFL). Les Seattle Seahawks ont battu les New England Patriots 29 à 13, mais les discussions ont davantage tourné autour du show de la mi-temps assuré par Bad Bunny, ou des publicités à gros budget qui ponctuaient chaque temps mort sur le terrain.
Le compte-rendu d’Onclusive, qui prend en compte à la fois les médias traditionnels et les médias sociaux, compte un total de 1,87 millions de mentions du concert de Bad Bunny, soit plus qu’à propos des deux mi-temps du match réunies. Tous les ans, le show de la mi-temps ne dure que 15 minutes, mais tant de moyens y sont déployés pour répondre aux hautes attentes de l’audience, qu’on pourrait être tenté de le considérer comme le véritable évènement de cette soirée annuelle… si les tunnels publicitaires n’étaient pas plus importants pour nous !
Le 8 février, dans les sujets les plus mentionnés, le Super Bowl capturait 23,23 % de part de voix, soit environ 6 points de plus que Bad Bunny, qui en rassemblait à lui seul 17,95 %, contre 5,92 % pour les Seahawks et 5,86 % pour les Patriots. Green Day, groupe d’ouverture de l’évènement, comptabilisait 2,80 % de part de voix.
Un évènement politique
Onclusive a aussi pris en compte le concert 100% MAGA qui avait été organisé par Turning Point, l’association de l’influenceur très conservateur Charlie Kirk, abattu il y a quelques mois. Ce contre-concert proposait une alternative pour les républicains mécontents qu’un artiste portoricain chantant en espagnol, et engagé contre les débordements d’ICE, ait été choisi par la NFL, et Apple Music. A l’affiche, Kid Rock, et des chanteurs de country, qui ont récolté 1,23 millions de mentions sur les médias traditionnels et sociaux. Selon Onclusive, le concert de Bad Bunny a été perçu positivement à 45 %, et négativement à 5,3 %, tandis que le contre-concert a obtenu 35,9 % de critiques positives et 9,7 % de négatives.
Des chiffres un peu vagues, en attendant les audiences officielles de l’un et l’autre des évènements, symboles de la profondeur de la fracture partisane des États-Unis, creusée un peu plus ces derniers temps par Donald Trump et l’ICE (des mots qui représentaient chacun environ 1 % de part des voix sur les médias le 8 février).
Un évènement publicitaire
Côté marque, Apple Music représentait environ 37 % des mentions de marques, en bon sponsor officiel du concert de Bad Bunny. Parmi les meilleures performances chez les marques qui s’était payé un spot entre 8 et 10 millions de dollars, Pokemon fait 13,2 % de part de mentions, Lay’s, 8 % environ, Levi’s, 7,68 % (constituant le top 3). Plus bas, on peut aussi citer Dunkin’ et son festival de stars, autour de Ben Affleck, avec 4 %. OpenAI récolte quant à lui 1,46 % des mentions de marques.
Dans les conversations pré-match autour du Super Bowl, Onclusive relève une popularité accrue des marques ayant dévoilé leur campagne en avance. Par exemple, la marque de bière Bud Light a récolté 13,13 % des mentions de marques dans les sept jours précédant le match (contre 1,74% le jour J). Xfinity n’était pas très loin avec 10,14 % bien mérités pour sa pub révisitant Jurassic Park.
Le Super Bowl se distingue toujours comme un grand moment de la pub : bien que des bandes-annonces de film y aient aussi été diffusées, elles semblent avoir capturé bien moins d’attention que les marques ; même 17 fois moins, selon Onclusive (45 000 mentions contre 770 000 pour les publicités). Le trailer de “Disclosure Day” est en tête, rassemblant 28,21 % des mentions de films le 8 février (à 86 % positives). À notre grande surprise, Toy Story 5 n’en a récolté que 5,83 %…











