Les chiffres fous du Super Bowl 2026

Par Gabrielle S. le 11/02/2026

Temps de lecture : 5 min

No te puedo olvidar.

Le Super Bowl, c’est la nuit de tous les excès aux États-Unis. Beaucoup d’audience, beaucoup de moyens, beaucoup de pubs, beaucoup d’impact, c’est le sujet de beaucoup de discussions, sur les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels, en face à face…

Si l’aspect publicitaire du Super Bowl est bien suivi en France, le marché français n’a pas forcément toujours en tête ce que représente cet événement sportif aux États-Unis. 

En voici donc un petit rappel, en chiffres.

Les dollars sonnants et trébuchants

8 à 10 millions de dollars : c’est le coût de la diffusion de 30 secondes de publicité pendant les commercial breaks la nuit du match, d’après les dires de Mark Marshall, Chairman, Global Advertising & Partnerships de NBCU, la chaîne qui a diffusé l’évènement cette année.

1 à 3 millions de dollars : la plupart des stars auraient été payées dans cet intervalle pour apparaître dans les pubs du Super Bowl. Une célébrité aurait-elle atteint les 5 millions de dollars cette année ? Rien n’est moins sûr. Mais tout dépend des heures passées à filmer, de la durée des droits d’image vendue, de l’ampleur de la campagne (réseaux sociaux avant / après ou non etc.), en bref, de l’investissement réel de la célébrité.

30 à 50 000 dollars par jour : la rémunération moyenne pour les réalisateurs les plus côtés (comme Taika Waititi, qui a travaillé sur la pub Pepsi cette année, ou encore Yorgos Lanthimos, qui dirigeait Emma Stone dans la campagne Squarespace). Ajoutez à cela une équipe pléthorique.

178 000 dollars : selon USA Today, les joueurs des Seattle Seahawks, gagnants du Super Bowl, ont chacun reçu une prime de ce montant, contre environ 103 000 dollars pour les perdants, les New England Patriots. Ces derniers ont perdu 13 à 29.

1000 dollars : c’est le tout petit cachet de Bad Bunny pour son concert à la mi-temps du match. Si cette année Apple Music a pris en charge les frais de toute l’organisation et la logistique, l’artiste musical à l’affiche du Super Bowl n’obtient généralement que le minimum syndical, soit environ 1000 dollars par jour, selon CBS News. Bien sûr, l’évènement est une vitrine incroyable pour un artiste, pour sa musique, sa culture, son éventuel message… On imagine que Lady Gaga et Ricky Martin n’ont pas touché davantage.

1,76 milliard de dollars : le montant total que l’American Gaming Association a estimé que les Américains parieraient à propos du Super Bowl (légalement) auprès des bookmakers, soit environ 27 % de plus que l’année dernière (les estimations de l’AGA étaient montées à 1,39 milliard de dollars en 2025). L’influenceur Logan Paul aurait même misé 1 million de dollars sur le match via Polymarket (à moins que ce ne soit une collaboration non déclarée de marque ?) Le marché du pari sportif est en progression aux États-Unis depuis 8 ans. 

Le public

124,9 millions : c’est la moyenne d’audience de l’évènement le soir du 8 février sur NBC, atteignant 128,2 millions pendant le show de Bad Bunny. Le pic a été atteint pendant la seconde mi-temps avec 137,8 millions de spectateurs, le meilleur score ponctuel de l’histoire de la télévision américaine d’après le New York Times.

70 823 : le nombre total de personnes présentes dans le Levi’s Stadium, à Santa Clara, pour le match, malgré une capacité de 68 500 “seulement”.

4 447 à 30 751 dollars : les prix des places pour assister au Super Bowl LX. En considérant les reventes, les différentes catégories, les achats de dernière minute, etc., CBS estime la différence entre le billet le moins cher et le plus cher à 26 304 dollars. Quand même…

26,2 millions : le nombre d’Américains qui ne seraient pas venu travailler le lundi suivant le match, selon un sondage prévisionnel rapporté par Reuters. Ce jour post-Super Bowl est surnommé le “Super Sick Monday” aux États-Unis.

Plus de 500 : le nombre de jets privés qui auraient quitté les aéroports de la baie de San Francisco après le match. Un trafic aérien 12 fois supérieur à la moyenne selon FlightRadar.

1er : l’article le plus populaire de février sur la Réclame est, sans surprise, notre top des meilleures pubs du Super Bowl 2026.

Le concert

13 minutes : le temps très réduit du concert, que Bad Bunny a plus que mis à profit politiquement, en misant sur les symboles d’unité du continent américain plutôt que sur les discours explicites. L’artiste portoricain avait invité Ricky Martin et Lady Gaga pour un show des plus festifs. Le mariage mis en scène sur la scène centrale était d’ailleurs bien réel, explique The Guardian !

Plus de 300 : le nombre de danseurs accompagnant Bad Bunny, selon le Los Angeles Times. Pedro Pascal, Cardi B, Karol G, Jessica Alba et d’autres VIP s’y étaient glissés.

Une vingtaine : le nombre de violonistes appelés pour interprêter “MONACO”, chanson qui sample “Hier Encore”, de Charles Aznavour. Beaucoup d’autres musiciens caribéens ont été recrutés en renfort, dont le trompettiste martiniquais Ludovic Louis (venu jouer du tambourin…).

380 : les personnes déguisées en plants de canne à sucre pour recréer en express un champ entier sur la pelouse du Levi’s Stadium. En vidéo pour les curieux :

8 000 : c’est le nombre de personnes qui auraient travaillé de près ou de loin sur le projet de concert de Bad Bunny, avant, pendant et après l’événement selon Desiree Perez, CEO de Roc Nation.

9 852 : le nombre d’effets pyrotechniques sur le terrain, d’après Live Design Online, qui fournit à l’appui les documents du design de la production du show.

La nourriture

196 dollars : le prix avec taxes de l’énorme LX Hammer Burger vendu pendant le match. Il pesait 2 kilos et pouvaient nourrir 4 personnes. Mais il n’était pas servi avec des frites.

1,48 milliard : le nombre de chicken wings mangées par les Américains pendant le Super Bowl, selon les estimations de la “National Chicken Council” (l’association commerciale nationale des éleveurs de poulets états-uniens).

Le chiffre final

500 millions de dollars : le bureau du gouverneur de la Californie, le démocrate Gavin Newsom, a estimé à ce montant les revenus générés par le Super Bowl dans la région de San Francisco. L’évènement est très bénéfique au tourisme local, où qu’il soit organisé. L’année dernière, c’était le stade Caesars Superdome à la Nouvelle-Orléans qui avait été sélectionné. Considérant le 1,25 milliard de dollars de retombées enregistré par la Louisiane grâce au Super Bowl l’année dernière, cette estimation californienne semble un peu pessimiste.

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