WWF crée une géolocalisation unique sur Instagram pour préserver les sites naturels français

Par Élodie C. le 16/07/2019 - Agence : Havas Paris

Des petits coins de paradis. Vraiment perdus.

Qu’ont en commun le parc national de Lake Elsinor en Californie, les sources de l’Huveaune dans le Var ou la rue Crémieux à Paris ? Tous ces lieux ont été victimes d’une ruée touristique après la publication de photos géolocalisées de ces endroits sur Instagram. Une superfloraison par ci, un paysage idyllique par là ou des façades colorées hautement instagrammables et c’est l’invasion. Un succès tel que locaux et autorités se trouvent souvent dépassés par les événements. Outre les problèmes évidents de sécurité qu’elles peuvent engendrer, ces invasions d’instagrammers du dimanche mettent en danger des sites naturels, parfois classés ou protégés. Les traces laissées par leur passage sont peu appréciables lorsqu’il s’agit de bouteilles et d’emballages plastique.

En 2018 par exemple, la baie rendue célèbre par le film de Danny Boyle, La Plage, sorti en 2000 avec Leonardo DiCaprio et Guillaume Canet, a été une nouvelle fois interdite au public pour une durée indéterminée en raison des ravages écologiques causés par ces afflux de visiteurs et ses tours opérators.

Cette année, WWF souhaite éviter que de tels scénarios se reproduisent. Dans le cadre d’une campagne internationale contre la pollution plastique, l’ONG accompagnée de Havas Paris lancent l’opération « I Protect Nature » sur Instagram afin de protéger les sites naturels de France. L’hexagone compte 14 millions d’utilisateurs actifs mensuels sur Instagram, soit 21% de la population. Pour WWF, “la géolocalisation sur Instagram des lieux préservés met en péril la biodiversité”. L’organisation prend donc le pari de “s’inscrire dans les usages des internautes et crée pour cela un lieu alternatif sur le réseau social” : une géolocalisation unique pour toutes les destinations : « I Protect Nature ».

L’idée est de sensibiliser et responsabiliser les instagrammers en goguette. En effet, dans son rapport sur la pollution plastique en Méditerranée, WWF relève que la France est “le plus important producteur de déchets plastiques de la région (sur 22 pays méditerranéens) avec 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques produits en 2016, soit 66,6 kg par personne”.

L’ONG a également lancé une pétition en ligne pour inciter les gouvernements à prendre des mesures contraignantes.

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