Amazon transforme Alexa, son assistant vocal, en chatbot pour concurrencer ChatGPT

Par Myléna T. le 07/01/2026

Temps de lecture : 3 min

Plus seulement une enceinte.

Amazon a officialisé au CES 2026 (salon annuel mondial dédié à la tech) le lancement de Alexa.com, un site web permettant d’utiliser son assistant vocal sous forme de chatbot, souhaitant rivaliser avec ses concurrents déjà bien installés sur le marché. Cette interface s’adresse aux utilisateurs de la version payante de son assistant vocal, Alexa+, déjà disponible aux États-Unis, et permet d’interagir avec l’IA sans passer par une enceinte ou par l’application mobile.

Historiquement, Alexa, lancée en 2014, était surtout connue pour ses commandes vocales et le contrôle des appareils connectés des foyers. Avec l’explosion de l’IA générative en 2022, Amazon a pris considérablement du retard face à OpenAI ou Google. Amazon cherche désormais à redéfinir son rôle : Alexa.com permet de poser des questions complexes, générer du texte, organiser un voyage, créer des listes de courses ou encore importer des documents pour que l’IA les analyse.

L’interface propose également une intégration maison : piloter les objets connectés, gérer des routines ou interagir avec des services partenaires comme Expedia, Yelp, Angi ou Square. Amazon insiste sur cette continuité : Alexa.com n’est pas seulement un chatbot, mais un outil qui se veut pratique pour la vie quotidienne, depuis la cuisine jusqu’à la planification familiale. 

Pour l’instant, l’accès est limité aux clients « Alexa+ Early Access » résidant aux États-Unis. L’interface n’est disponible qu’en anglais et nécessite que les appareils soient réglés sur « English United States ». À terme, Amazon prévoit qu’Alexa+ soit gratuit pour les abonnés Prime, mais payant à 19,99 dollars par mois pour les non-abonnés Prime. L’abonnement Prime se négociant en France à 6,99 € par mois ou 69,90 € par an et offrant en plus la livraison gratuite et rapide sur Amazon et le catalogue Prime Video, le calcul sera tout vu pour les utilisateurs intéressés.

Amazon met en avant l’engagement des utilisateurs : selon la société, ceux utilisant Alexa+ ont deux à trois fois plus de conversations avec Alexa+ qu’avec la version gratuite, effectuent trois fois plus d’achats et consultent cinq fois plus de recettes. L’objectif est d’étendre sa présence, autant sur mobile que sur le Web, pour toucher un public qui ne possède pas forcément de matériel Amazon.

Alexa.com adopte une interface pensée pour la praticité. L’utilisateur peut importer des documents et e-mails, pour que l’IA « mémorise vos préférences culinaires, les horaires de football des enfants ou planifie votre soirée ».

L’arrivée d’Alexa sur le web permet à Amazon de refaire quelque peu son retard face aux autres acteurs de l’IA générative. Alexa, qui compte 600 millions d’appareils Echo vendus dans le monde, reste encore largement associée à des commandes vocales simples. Une perception qu’espère changer Amazon avec ce nouveau service.

Avec cette interface, Amazon insiste sur la capacité de son agent à assimiler les réponses et à agir en fonction : Alexa+ ne se limite pas à répondre à des questions, elle exécute également des tâches concrètes comme remplir un panier Amazon Fresh, planifier un itinéraire de voyage ou organiser une soirée cinéma. 

Derrière cette grande annonce, nous ne savons pas quand ce service sera disponible dans le reste du monde, et en particulier sur le marché français. Les fans locaux d’Amazon devront patienter encore un peu, et se faire la main sur d’autres chatbots. Notamment ceux qui s’ouvrent au commerce agentique comme Chatgpt ? Il est néanmoins intéressant de constater qu’Amazon, connu pour bloquer toute approche agentique tierce sur son site, compte bien rester le point de départ de l’essentiel des parcours clients, en progressant sur son offre IA, que ce soit avec Rufus ou avec le nouvel Alexa.com.

News Scan Book

1

2

3

4

5

Précédent Suivant