Quand Firefly croise Gemini, l’image prend son envol.
Adobe et Google ont décidé de dessiner à quatre mains l’avenir de la création visuelle. L’éditeur californien intègre désormais le modèle Gemini 2.5 Flash Image, développé par Google DeepMind, dans ses outils Firefly et Adobe Express. Objectif : combiner l’expertise créative d’Adobe et la puissance de calcul de Google pour générer des images plus vite, avec plus de détails, et moins de contraintes techniques.
Firefly, l’IA générative maison d’Adobe, restait jusqu’ici cantonnée à ses propres modèles. L’ouverture à Gemini marque un virage : Adobe revendique toujours son approche “responsable” – contenus sous licence et filtres éthiques inclus – mais le choix d’un moteur externe illustre aussi l’urgence de rester compétitif face à la concurrence. En plus de ceux de Google, Firefly propose aussi des modèles conçus par OpenAI, Black Forest Labs, Runway, Pika, Ideogram, Luma AI, Moonvalley et d’autres.
Quant à Adobe Express, conçu pour accélérer la production de contenus visuels, il gagne en instantanéité : un simple prompt suffit désormais à générer illustrations et visuels grâce à Gemini ou autre modèle externe. De quoi promettre aux communicants de raccourcir encore leurs délais de production.
Le timing n’est pas anodin. Le marché de l’IA générative s’emballe : Canva multiplie ses intégrations d’IA, et Midjourney a étoffé ses capacités d’édition d’image. Et Nano Banana n’a cessé de faire l’actualité depuis sa sortie la semaine dernière.
Cette alliance traduit une réalité du marché : plutôt que de peindre chacun dans leur coin, les géants de la tech préfèrent désormais partager leur palette. Pour Adobe, c’est la garantie de ne pas être “effacé” de la course à l’IA. Pour Google, c’est l’occasion d’entrer de plain-pied dans les studios de création. Et pour les agences comme pour les marques, cela promet surtout une nouvelle accélération dans la production de contenus visuels.











