Un commentaire qui ne laisse personne indifférent.
Lors du match de 32ᵉ de finale de la Coupe de France opposant le Paris Saint-Germain au Vendée Fontenay Foot ce samedi, un événement rare a interrompu le match à la 7ᵉ minute de jeu.
L’opération, organisée par Reporters sans frontières (RSF) avec la complicité de l’agence The Good Company, visait à attirer l’attention sur la détention de Christophe Gleizes, journaliste sportif français emprisonné en Algérie depuis six mois. Les micros des commentateurs ont été coupés pour permettre à Sylvie Godard, la mère du journaliste, de s’adresser directement à son fils, regardant le match depuis sa cellule, et aux téléspectateurs.
Le choix de la 7ᵉ minute n’était pas anodin : il symbolise les sept années de prison prononcées à l’encontre de Christophe Gleizes,lors de sa condamnation le 3 décembre dernier. L’intervention visait autant à soutenir le journaliste qu’à mobiliser le public pour signer la pétition lancée par RSF, qui a déjà récolté 27 000 signatures, et à rappeler l’importance de la liberté de la presse.
Cette opération s’inscrit dans une série d’actions de soutien organisées autour des 32ᵉ de finale de la Coupe de France. Le visage de Christophe Gleizes a ainsi été affiché sur la façade de la Fédération française de football (FFF) depuis le 18 décembre, tandis que des événements de sensibilisation ont eu lieu au siège de la FFF, en présence de représentants du monde sportif et médiatique.

Christophe Gleizes, âgé de 36 ans, est un journaliste indépendant spécialisé dans le football et collaborateur régulier de publications telles que So Foot et Society (groupe SO PRESS). Son emprisonnement pour l’exercice de son métier en Algérie a suscité un large mouvement de solidarité, non seulement dans le monde sportif, mais également parmi le grand public.
Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), explique : : « Christophe Gleizes a été emprisonné pour avoir simplement exercé son métier de journaliste. Au-delà du combat pour un homme, c’est un combat pour la liberté d’informer et pour le journalisme sportif en général. Nous avons le devoir de mobiliser le sport, les médias et les citoyens pour rappeler que la liberté de la presse n’est pas négociable et que chacun peut agir pour la protéger. »
La campagne a été pensée pour créer un impact symbolique fort. L’agence The Good Company a coordonné la diffusion du message de la mère de Christophe Gleizes à la télévision en direct, transformant un moment sportif en temps de sensibilisation.











