La nouvelle étude de heaven.
L’agence heaven a récemment mené une étude en France auprès de 500 personnes âgées de 20 à 35 ans, afin de déterminer leur rapport actuel avec le monde de l’influence. Avec la prolifération des contenus de mauvaise qualité sur Internet (IA Slop et compagnie) et le manque chronique d’authenticité sur les réseaux sociaux, il est devenu de plus en plus difficile de reconnaître les informations véridiques des fake news, et le monde de l’influence s’en trouve bien évidemment impacté.
L’étude de heaven révèle en ce sens que 85 % des 20 à 35 ans pensent que l’IA rend plus difficile la distinction entre le vrai et le faux sur les réseaux sociaux. 80 % trouvent que les contenus d’influence se ressemblent, 48 % les jugent de plus en plus scénarisés, et pour 37 % ils s’éloignent de la réalité. Outre la vérité, c’est aussi l’originalité et l’imperfection (jugée comme une marque d’authenticité) que recherchent les jeunes adultes français : 40 % font part d’une aversion aux contenus jugés “trop parfaits” et 85 % disent faire davantage confiance à un créateur qui montre ses doutes, ses faiblesses, sa vie réelle en somme, non idéalisée.




Pour un créateur de contenu sur les réseaux sociaux, la confiance de ses abonnés est quelque chose de fondamental, qu’il faut cultiver, qui peut facilement s’éroder. C’est son audience qui le rentabilise, c’est sa plateforme qui lui fournit des opportunités de sponsoring, des fonds pour ses projets. Or, selon heaven, si seulement 30 % des 20–35 ans estiment que leur confiance envers les influenceurs a diminué ces dernières années, un total de 81 % disent avoir déjà douté de la véracité d’un contenu d’influence. En tout, 70 % attendent d’un influenceur qu’il soit honnête et transparent, nous dit l’étude.


La sincérité de l’influenceur est ainsi très souvent remise en question, en particulier lors d’une opération aussi délicate que la promotion d’un produit dans le cadre d’un partenariat rémunéré. 49 % des répondants de l’enquête disent se méfier, ou se lasser, quand un influenceur parle d’un produit, mais 50 % sont plus attentifs si son avis leur semble “sincère”, d’autant plus s’il est négatif. Dans la quête perpétuelle de transparence de la jeunesse sur Internet, les influenceurs ne seront nullement surpris de savoir que 40 % déclarent faire plus confiance à un contenu clairement signalé comme collaboration commerciale.
















