Europeans do it better.
Lancée en France ce 18 juin, GenAI footprint, est portée par neuf grandes entreprises européennes : Publicis Groupe, AXA, Engie, le groupe La Poste / La Banque Postale ainsi que Accor, FDJ United, Orange, L’Oréal et Renault Group. Elle prend la forme d’un outil open source visant à estimer l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle générative dans la production de contenus. Le projet est développé avec des chercheurs, dont le Sustainable AI Group (SAIG), et s’appuie sur les travaux de Publicis Sapient.
Les acteurs du projet pointent un manque de données sur l’impact environnemental de l’intelligence artificielle. Si la génération de texte commence à être documentée, les usages liés à l’image et surtout à la vidéo restent encore largement difficiles à quantifier. Les recherches menées par le SAIG ont permis de développer une méthodologie d’estimation énergétique appliquée à la génération vidéo, ensuite intégrée à des outils comme EcoLogits ou e-footprint, open sourcé via l’association Boavizta.
Côté industriels, la démarche s’inscrit dans une logique de mesure et de pilotage des impacts. Comme l’explique Agathe Bousquet, présidente de Publicis Groupe : “Limiter l’impact de notre secteur sur l’environnement est une priorité. Depuis l’accélération de l’IA, nous faisons face à des lacunes en termes de calculs. Nos équipes RSE et Publicis Sapient en France ont imaginé cette initiative pour une estimation complète de l’empreinte environnementale de nos contenus incluant l’IA. Nous sommes fiers que notre alliance rassemble aujourd’hui de très grandes entreprises internationales.”
La dimension scientifique est également centrale dans le projet. Le Dr Sasha Luccioni précise : “En nous appuyant sur nos précédentes études évaluées par les pairs, nous avons développé une méthode validée empiriquement pour estimer l’empreinte énergétique des modèles de génération de vidéo par IA. Il s’agit de la modalité qui croît le plus vite et qui reste la moins bien comprise, et où quelques secondes de vidéo générée peuvent consommer des milliers de fois plus d’énergie qu’une requête textuelle.”
Les entreprises partenaires détaillent leurs objectifs d’usage.
“L’impact environnemental de l’IA est un enjeu clé pour AXA. Nous avons déjà mis en place des actions concrètes pour mesurer, piloter et réduire l’empreinte de nos activités digitales. L’initiative « GenAI footprint » est une opportunité de plus pour évaluer l’impact environnemental de la création de contenus par l’IA — et ainsi accélérer notre engagement vers une IA responsable.”
« Chez Engie, nous sommes très fiers d’avoir été l’un des premiers Groupes à rejoindre cette initiative pionnière. En tant que leader de la transition énergétique, Engie apporte à ses clients, notamment les opérateurs de datacenters des solutions énergétiques durables fondées sur la production d’électricité d’origine renouvelable. Il est également de notre responsabilité de mesurer les émissions de gaz à effet de serre liées à nos propres usages de l’IA, aussi bien dans nos activités tertiaires qu’industrielles. « GenAI footprint » nous permettra de bénéficier des meilleures expertises existantes afin d’établir le bilan le plus fin possible, et d’anticiper des plans d’action »
Enfin, le groupe La Poste souligne : « Au groupe La Poste, rejoindre l’alliance GenAI footprint s’inscrit naturellement dans notre engagement en faveur d’une IA éthique et responsable. Parce que l’innovation ne peut plus avancer sans exigence de sobriété énergétique, nous défendons une approche fondée sur la mesure des impacts de l’IA, y compris dans les métiers de la communication, afin d’éclairer les usages et de guider les choix. »









