UNESCO et DDB ouvrent un musée qui espère fermer

Par Iris M. le 02/10/2025 - Agence : BBDO Paris

Temps de lecture : 2 min

Quand l’absence devient la plus belle des expositions.

L’UNESCO a inauguré lors de Mondiacult 2025 le premier Musée virtuel des objets culturels volés. Une idée signée DDB Paris, développée avec le studio makemepulse, qui transforme un fléau mondial — le trafic illicite d’œuvres estimé à plusieurs milliards de dollars — en expérience immersive.

Depuis 2020, l’agence et l’organisation travaillent ensemble sur ce sujet sensible. Après une première campagne mondiale de sensibilisation, restait à aller plus loin : « Ce musée n’est pas seulement un lieu d’exposition. C’est un moyen d’action. En rendant tous ces objets reconnaissables, on complique leur revente », explique Alexander Kalchev, CEO et directeur de la création de DDB Paris dans un communiqué.

Pour donner corps à ce projet, l’architecte Diébédo Francis Kéré, lauréat du prix Pritzker, a imaginé un musée virtuel inspiré du baobab, symbole de racines et de mémoire partagée. Avec makemepulse, il a conçu une architecture symbolique, où des archives photographiques sont transfigurées grâce à une IA générative en modèles 3D réalistes. « Ces objets sont virtuels. Personne ne sait où ils se trouvent, ni à quoi ils ressemblent réellement. Nous essayons de combler les vides, en travaillant avec les communautés afin qu’elles puissent retracer leurs histoires », précise Ernesto Ottone R., sous-directeur général pour la culture de l’UNESCO.

Le paradoxe est assumé : rassembler la plus grande collection d’objets volés pour mieux la vider au fil des restitutions. Chaque œuvre retrouvée rejoindra une « Restitution room » dédiée. Un musée où l’on souhaite que les cimaises se dégarnissent.

Une campagne internationale prendra le relais dès novembre en vidéo, presse, affichage, social media et relations presse. En attendant, retrouvez le musée sur ce lien

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