Pas vraiment le match parfait.
Aux États-Unis, les applications de rencontre continuent d’intégrer des fonctionnalités d’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience utilisateur. Des outils comme l’aide à la rédaction de profils, la suggestion de photos ou les incitations à entamer la conversation sont désormais monnaie courante chez des plateformes telles que Tinder, Bumble ou Hinge. Pourtant, un sondage réalisé par Attest pour Bloomberg Intelligence en mai 2025 révèle que la Gen Z se montre plus réticente face à ces innovations que leurs aînés Millennials. Près de la moitié des répondants indiquent qu’ils n’ont pas de difficulté et surtout pas besoin d’aide pour gérer seuls leurs profils ou leurs conversations.
Selon Bloomberg Intelligence, cette prudence témoigne d’un écart important entre les fonctionnalités proposées par les applications et les attentes réelles des utilisateurs les plus jeunes. L’IA, qui devait simplifier la démarche, n’a pas encore trouvé sa place auprès d’une génération qui cherche avant tout des relations authentiques et un contact plus direct.
Ce rejet partiel s’inscrit dans une évolution plus large des usages : la Gen Z privilégie davantage les rencontres en face-à-face, tandis que le modèle traditionnel des apps, souvent axé sur des rencontres rapides ou occasionnelles, peine à les séduire. Ce changement se reflète dans les chiffres : les revenus et le nombre d’abonnés de certaines plateformes majeures sont en baisse malgré les investissements massifs dans l’IA.
Ainsi, même si l’IA pourrait être une piste prometteuse, elle ne suffit pas, à elle seule, à relancer l’attractivité des applications de rencontre. Pour retrouver un écho auprès des jeunes utilisateurs, les acteurs du secteur devront sans doute repenser leur approche en intégrant davantage d’authenticité et d’expérience humaine.
Ultime paradoxe : dans le même temps, l’inquiétude monte aux États-Unis face à des jeunes générations de plus en plus attirées par les compagnons IA… 72% des adolescents (13-17 as) américains auraient déjà utilisé des « compagnons IA » au moins une fois, selon l’ONG Common Sense Media. Des compagnons IA considérés comme « des amis ou personnages numériques avec lesquels on peut discuter à l’écrit ou à l’oral à tout moment« , afin d’avoir des « conversations personnelles et significatives« .











