L'IA gagne du terrain.
Valiuz dévoile la deuxième édition de son Baromètre GEO. L’étude s’intéresse à l’impact des IA génératives sur le trafic des retailers. Son constat est clair : le GEO s’impose progressivement comme un nouveau canal d’acquisition.
Pour cette deuxième édition, Valiuz a analysé les données de trafic de 13 enseignes françaises : Alinea, Auchan, Boulanger, BZB, Decathlon, Electro Dépôt, Jules, Kiabi, Leroy Merlin, Norauto, Rouge Gorge, Saint-Maclou et Tape à l’Oeil. L’étude s’appuie sur plus de 2 millions de visites en ligne enregistrées entre mai 2025 et mai 2026 afin de mesurer la part et la qualité du trafic généré par les IA génératives vers leurs sites e-commerce.
Six mois après une première édition qui mettait déjà en évidence une forte progression du trafic issu des IA génératives, Valiuz observe une nouvelle accélération. Après avoir été multiplié par 18 en 2025, ce trafic a encore été multiplié par six au cours des derniers mois. Une évolution que l’entreprise attribue à la démocratisation des usages des LLM, y compris auprès de publics historiquement moins familiers avec les outils numériques. “Le canal GEO ne fait pas que s’installer, il s’impose à vitesse grand V. Plus fascinant encore, cette adoption traverse désormais toutes les typologies de clients. On observe un effet de rattrapage spectaculaire chez les profils historiquement plus éloignés du digital, notamment les seniors, qui affichent aujourd’hui la plus forte accélération d’usage. L’IA s’est démocratisée.”, commente Amandine Launois, head of data et insights retailer chez Valiuz.
Au-delà du volume, le baromètre met en avant la qualité de ce trafic. Les internautes issus d’un LLM consultent moins de pages et passent moins de temps sur les sites, mais leur navigation serait plus efficace. Pour Valiuz, l’explication tient au travail effectué en amont par les IA génératives, qui permettent aux utilisateurs de comparer les offres avant même de cliquer. “Nous sommes ici face à une vraie bascule dans le comportement de l’internaute, en ce que l’IA agit de plus en plus comme un entonnoir ultra-sélectif, qui le dirige directement vers le produit le plus pertinent. Un fait particulièrement prégnant depuis l’arrivée de GPT-5.5 en mai dernier, qui aide le consommateur à analyser et comparer. In fine, quand ce dernier clique sur le lien renvoyant vers votre site, il a d’ores et déjà écarté tous vos concurrents…” explique Amandine Launois
Cette évolution se retrouverait également dans les performances commerciales. Alors que le trafic GEO convertissait moins bien que les canaux d’acquisition traditionnels lors de la première édition du baromètre, il aurait désormais comblé son retard, voire dépassé leur niveau. « Ce changement redéfinit la valeur de l’acquisition. Un clic issu d’un LLM vaut désormais autant, sinon plus, qu’un clic provenant de Google Search. La nature même de la visite change : elle porte une valeur d’intention bien supérieure. Le triptyque observé par nos équipes – moins de pages vues, un temps de session réduit, mais une transformation supérieure – démontre que le cycle d’achat est raccourci par l’IA. La preuve par la donnée est faite : le GEO s’impose comme un moteur de croissance hautement qualifié pour le retail. »
Le baromètre s’attarde enfin sur le marché des téléviseurs, où le poids du trafic GEO est deux fois plus élevé que sur le reste des sites analysés. Pour Valiuz, les IA génératives trouvent naturellement leur place sur les achats les plus techniques, qui nécessitent de comparer de nombreuses caractéristiques. L’étude estime également qu’elles contribuent à distinguer plus nettement les produits premium des modèles plus accessibles.
“Là encore, une intuition se confirme : plus le produit est complexe et nécessite une comparaison de caractéristiques (OLED, 4K, connectique…), plus le consommateur s’appuiera sur un LLM pour valider son choix. » Avant de conclure : « En outre, en 2026, l’IA semble avoir mis fin à “l’achat par défaut”. Elle segmente les catalogues en deux, devenant un vendeur de luxe pour les modèles Premium, et un comparateur impitoyable pour nos volumes, rendant notre structure de prix plus lisible mais aussi plus exposée.”











