Luma AI et Adobe propulsent l’IA vidéo avec Ray3

Par Iris M. le 21/09/2025

Temps de lecture : 2 min

Clap de début pour un réalisateur artificiel.

Luma AI sort le grand jeu avec Ray3, son nouveau modèle vidéo, présenté comme un partenaire de création à part entière. Adobe en est le premier distributeur, en l’intégrant dès aujourd’hui à Firefly, son application d’IA générative. Une exclusivité qui place Adobe au centre de la scène créative pendant deux semaines, avant l’ouverture au public via Dream Machine, la plateforme de Luma.

Ray3 ne se contente pas de générer de belles images : il “raisonne”. Son système multimodal peut comprendre l’intention d’un utilisateur, planifier des scènes, maintenir des personnages cohérents et générer des mouvements plus naturels. Une avancée qui transforme un prompt en séquence digne d’un storyboard, avec une logique de réalisateur intégré.

Côté technique, Ray3 se distingue encore : il s’agit du premier modèle capable de produire des vidéos en High Dynamic Range (HDR) natif, en 10, 12 et 16 bits selon le standard ACES EXR, utilisé dans la production publicitaire et cinématographique. Il inaugure aussi un “Draft Mode”, pensé pour accélérer l’exploration créative : jusqu’à vingt fois plus rapide pour tester des idées, avant de les convertir en rendus 4K HDR.

« Ray3 est notre premier pas vers une intelligence conçue pour le travail créatif », souligne Amit Jain, CEO et cofondateur de Luma AI dans un communiqué. Hannah Elsakr, vice-présidente New GenAI Business Ventures chez Adobe, insiste de son côté sur le rôle de Firefly comme “écosystème de l’IA créative du futur”, centralisant les modèles propriétaires d’Adobe et ceux de partenaires de confiance.

Le lancement s’accompagne de collaborations avec plusieurs agences internationales. Dentsu Digital, au Japon, intègre Ray3 dans ses pipelines publicitaires. HUMAIN Create, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’adapte à des créations ancrées dans les cultures locales. Et des acteurs créatifs comme Monks UK, Galeria ou Strawberry Frog figurent également parmi les premiers utilisateurs.

Reste une question en suspens : ce “réalisateur artificiel” va-t-il séduire les créatifs par sa vitesse et sa précision, ou provoquer un fondu au noir sur certaines pratiques traditionnelles de production ?

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