Des agents en un clic ?
Pour beaucoup, l’IA se résume à un chatbot qui a réponse à tout, avec enthousiasme et bienveillance… même quand il ne devrait pas. Et ce groupe s’avère désarmé pour aller plus loin avec l’IA.
Si vous rodez sur LinkedIn, cela ne vous aura pas échappé que pour d’autres, l’avenir réside dans les agents IA. Ces IA capables de communiquer, mais aussi d’exécuter des tâches, avec ou sans validation de votre part. Si bien que l’on commence à parler de “salariés agents” qui ont des rôles bien définis, comme une personne dans une marketing : CEO, dircom, développeur, rédacteur, secrétaire de rédaction, etc.
Entre ces deux cohortes de population aux niveaux techniques très divers, il existe un fossé nommé infrastructure. Entendre parler d’un agent IA c’est bien. En avoir un ou plusieurs qui travaille(nt) pour soit, c’est une autre paire de manches.
Identifiant ce point de friction, Anthropic a sorti la semaine dernière une beta publique de Claude Managed Agents, un outil qui répond exactement aux besoins de ces entreprises et particuliers qui ne veulent, ne peuvent ou ne savent pas construire, configurer et entretenir l’infrastructure dont a besoin un agent IA pour être opérationnel.
Claude Managed Agents vous permet d’abord de générer l’agent exact dont vous avez besoin, avec limites définies et mécanismes de réparation d’erreurs. Et ensuite, le dispositif vous permet de le “manager” directement sur sa plateforme via l’API de Claude. Plus besoin de construire l’infrastructure d’encadrement (serveur, container, etc.) dont aurait besoin un agent “léger” customisé pour fonctionner à temps plein : Claude se charge de l’héberger pour vous sur Claude Console.
Cet outil conviendra mieux à ceux dont les savoirs-faires et capacités de développement IA sont quelque peu limités, et pour qui la construction d’un serveur d’accueil pour une IA propriétaire semble assez inaccessible. Mais tout a un coût. Celui de Claude Managed Agents est double :
— d’abord au token, à l’unité d’utilisation, comme pour les autres LLM Claude (dont le coût s’étend de 1,25 à 75 dollars le million de token selon les modèles…).
— ensuite au temps de maintien de l’agent IA personnalisé, configuré sur la plateforme d’hébergement : 0,08 dollars par heure de session. Dans une session, d’autre part, mille recherches coûteront 10 dollars.
À mettre en perspectives avec les dépenses liées à l’installation et à la maintenance d’une infrastructure, potentiellement chronophage, ou ajoutant simplement un petit pourcentage de charge mentale technique dont vous vous passerez bien.
La semaine dernière, Anthropic, célèbre développeur de Claude, avait déjà fait les gros titres après une fuite de données internes qui a révélé, de façon donc assez peu maîtrisée, le développement d’un nouvel outil IA : Mythos Preview. Ce dernier pourrait déceler toutes failles de sécurité dans les codes et systèmes informatiques des entreprises, en vue de les corriger par la suite. Une panique généralisée avait saisi le web quant à la possibilité pour les hackeurs de s’en emparer, et de l’utiliser pour attaquer ces entreprises. Anthropic avait quelque peu calmé la situation en promettant une restriction sévère des habilitations à l’utilisation de Mythos, en définissant des clients spécifiques et peu nombreux. Avant que Tom’s Hardware n’émette un démenti : Mythos ne relèverait en réalité que des failles déjà corrigées. Ce qui ne nous aide pas à y voir plus clair dans cette affaire !
— Merci à Olivier Legris d’avoir identifié la sortie de Claude Managed Agents.











