Le multilocal fait la force
Seize chaînes TV locales françaises indépendantes ont annoncé le lancement prochain d’une plateforme commune de diffusion de leurs programmes : Locales Plus. Toute chaîne locale indépendante est invitée à rejoindre cette plateforme, au statut de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC).
À partir du premier trimestre 2026, les téléspectateurs pourront ainsi regarder leur chaîne TV locale sur Internet, sur une unique interface. Sont concernées : ATV Martinique, Canal 32, LMTV Sarthe, POM TV, Tébéo, TLC, TV7 Bordeaux, TV78, TV8 Moselle-Est, TVPI, TVR, TV Vendée, Val de Loire TV, Vosges TV, Wéo TV et 7A Limoges.
Locales Plus est une initiative de Locales.tv, syndicat professionnel de la télévision locale. La fédération regroupe une cinquantaine de chaînes autour de valeurs de pluralisme démocratique et de déontologie journalistique, et d’une vocation commune à être un service d’utilité publique, acteur du développement territorial.
Entre indépendance et compétitivité
Le président de Locales Plus, et co-président de Locales.tv, Fabrice Schlosser, a rappelé dans un communiqué l’importance de “l’indépendance éditoriale, la proximité et la diversité” pour la “vitalité démocratique et culturelle” des territoires. L’adhésion à la nouvelle plateforme de diffusion n’aurait donc aucun impact sur la ligne éditoriale des chaînes locales. Locales Plus rendra simplement leurs contenus plus accessibles, dans un contexte médiatique marqué par la prévalence du numérique dans l’information des publics.
Une présence en ligne plus importante de ces chaînes ultra-locales renforcera probablement leur compétitivité face à des réseaux nationaux très présents sur le territoire, comme BFM, tout en conservant leur modèle alternatif indépendant. Il s’agit d’une coopérative, non d’un réseau d’antennes locales. Locales Plus a cependant l’ambition de rendre plus facile l’intégration de ces chaînes dans des offres de grands distributeurs de la TNT en leur servant de représentant commun unique. Avec Fabrice Schlosser, la plateforme sera gérée par un directeur délégué, Jean Brun, ainsi qu’un conseil de gestion de neuf membres.











